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15DEC 14

"J'en crois pas mes yeux": Le Brief!

Après leur montée des marches à Cannes, ils auraient pu prendre la grosse tête, mais il n’en est rien! Les voici de retour pour une nouvelle série qui s’annonce prometteuse! Nous voulons bien sûr parler de « J’en crois pas mes yeux »! 

 Alors que la nouvelle série de JCPMY a débuté en novembre, nous avons rencontré Jérôme Adam, Cyrille de Lasteyrie et Henri Poulain qui nous emmènent en coulisses.

J'en Crois Pas Mes Yeux : Le Brief !

Bonjour, pouvez-vous vous présenter?

Bonjour, nous sommes les protagonistes des séries « J’en crois pas mes yeux », présents depuis la série 1 sortie en novembre 2010.

Jérôme Adam: A l’origine de la série, co-producteur et co-fondateur avec Guillaume Buffet de la société JCPMY qui développe le programme « J’en crois pas mes yeux ».

Cyrille de Lasteyrie alias Vinvin: Auteur et concepteur de la série, comédien dans toutes les saisons depuis la création.

Henri Poulain: Co-concepteur, co-auteur et réalisateur de la série.

En novembre sortira la nouvelle série de « J’en Crois Pas Mes Yeux », quelles seront les grandes nouveautés? Quelles évolutions aura le personnage joué par Vinvin dans cette saison?

Cette nouvelle série, baptisée « J’en crois pas mes yeux: Le brief », pourrait se situer en amont de toutes les séries JCPMY. C’est ce qu’on appelle un « préquel ». Dans cette série, nous assistons aux séances de travail de deux individus auxquels on a confié la conception d’une websérie sur le handicap et la diversité.

Jean-Patrick – le créatif, alias Vinvin – et Jean-Michel – le réalisateur – enchaînent au gré d’une trentaine d’épisodes les gaffes et commentaires de plus ou moins bon goût… Lorsque Delphine, la directrice d’agence un peu pet-sec et touche à tout pointe son nez, les choses ne vont pas en s’arrangeant…

Se placer en amont de la production de la websérie nous a permis de dire ce que l’on n’ose généralement pas dire: les remarques que l’on fait en brainstorming et que l’on ne peut raisonnablement garder, les commentaires déplacés, les clichés, les sous-entendus machistes, racistes, misogynes, les blagues que l’on se fait mais dont on a honte, etc. Comme si un collègue farceur avait enregistré à leur insu les réunions de travail autour du projet.

Outre le ton plus osé, notons que cette nouvelle série aborde la majorité des thèmes de la diversité – âge, origine, égalité homme/femme, religion, politique…

Quelles sont vos sources d’inspiration? Comment se déroule l’écriture d’un épisode?

Jérôme: depuis le début et à la base même de l’idée originale de J’en crois pas mes yeux, il y a la volonté de partir de situations réelles, concrètes. Nous nous sommes inspirés de mes propres expériences et de ma relation avec Guillaume pour la série 1 dédiée au handicap visuel. En amont de chaque nouvelle série, nous échangeons avec l’ensemble de nos partenaires pour co-concevoir les thématiques et faire évoluer « J’en crois pas mes yeux », tout en conservant l’esprit du programme. Ensuite survient le travail d’écriture.

Vinvin: Nous travaillons en binôme avec Henri le réalisateur et co-concepteur de la série. Après un long travail d’enquête sur les thématiques à aborder, nous laissons sortir les vannes sans nous censurer, sans aucun filtre. On note absolument tout. En général, quand ça nous fait tous rire, c’est qu’il y a quelque chose à garder et à creuser.Nous définissons donc ensemble les situations et les grandes orientations de chaque sketch.

Ensuite, nous passons le flambeau à Klaire, troisième auteur sur la série 5, qui commence à rédiger des dialogues aboutis. Une fois ce travail réalisé, nous reprenons la main pour modifier, supprimer, arrondir ou accentuer les sketchs. Une écriture en trois temps et à six mains qui fonctionne très bien.

Henri Poulain: Pas mieux. (Rires)

Avez-vous des anecdotes croustillantes de tournage?

Vinvin: Un épisode a été fort complexe à tourner. Le personnage de Jean-Michel est censé revenir des toilettes en disant « je ne sais pas ce que j’ai mangé ou quoi ou qu’est-ce… » en se tenant le ventre. Il n’a jamais pu jouer cette scène sans éclater de rire. Et quand ce n’était pas lui, c’était moi, ou Charlotte la comédienne, ou même Henri derrière les caméras. Une scène qu’il aura fini par jouer quasiment seul dans la pièce, deux heures plus tard. Je n’ai pas d’explication sur ce mystère à l’heure où je vous parle.

Henri: J’ai réalisé un pari secret grâce à un épisode de la saison 5: faire « vapoter » Vinvin. « Vapoter » consiste à utiliser une cigarette électronique et Vinvin trouve ça ridicule depuis toujours et se moque de moi souvent lorsque je m’y adonne – il est vrai que le geste n’est pas très gracieux.

Aujourd’hui et pour l’éternité, des images de Vinvin en pleine « vapote » circuleront sur le web. Basse vengeance…

A quel point vous reconnaissez-vous dans votre personnage?

Vinvin: Je suis à 95% en phase avec le personnage que j’interprète. Des réactions instinctives un peu basses du front, des clichés pleins la tête, des a priori cruels, autant de réalités qui tapissent notre inconscient et nous font bien souvent penser et dire n’importe quoi. Heureusement, le 5% qui reste me préserve de cela, un reste d’éducation sans doute!

Quels sont vos projets à venir?

Jérôme: L’élargissement des thématiques abordées dans cette nouvelle série pourrait nous amener à développer et approfondir certaines de ces thématiques. De même, nous pourrions concevoir des séries à la carte en fonction des attentes des entreprises et acteurs institutionnels.

Sur un plan plus personnel, je poursuis le développement d’un long métrage pour le cinéma, un film inspiré de la relation avec mon frère.

Vinvin: Actuellement sur scène pour un one-man-show mis en scène par Michèle Laroque, je joue tous les jeudis, vendredi et samedis à la Comédie des 3 Bornes jusqu’au 3 janvier. Vous êtes cordialement conviés à venir me voir! À un moment, j’y parle de mes pieds plats, comme quoi on reste dans la thématique.

Henri: De nombreux programmes en production. Des séries en développement plus ou moins avancées. Et j’espère une saison 6 de JCPMY lorsque reviendront les beaux jours. Histoire de retrouver Jean-Paul ou Jean-Patrick ou Jean-Marcel— bref le « Jean-quelque chose » – idiot de service de l’année.

Découvrez sans plus attendre deux épisodes de cette nouvelle série en versions sous-titrées et audio-décrites:


Episode 1 – Héros du quotidien – ST FR par JCPMY


Episode 1 – Héros du quotidien STFR-AD par JCPMY


Episode 4 – Cobaye ST FR par JCPMY



Episode 4 – Cobaye ST FR par JCPMY

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