Silence sur la glace. Les fauteuils sont immobiles, les regards concentrés. Puis la pierre glisse, lentement, inexorablement, vers la cible. Au curling fauteuil, tout se joue en quelques secondes… après plusieurs minutes de réflexion. Discipline de précision et de stratégie par excellence, le curling fauteuil s’invitera aux Jeux Paralympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, du 6 au 15 mars, avec une promesse claire : offrir des duels aussi tendus que spectaculaires.
À l’opposé des sports de vitesse, ce jeu d’échecs sur glace captive par son intensité mentale et son sens du collectif. Talentéo vous emmène à la découverte d’un sport paralympique où chaque lancer est synonyme de suspens et d’adrénaline.
Le curling fauteuil, ça vient d’où ?
À l’origine, le curling naît en Écosse. Peu à peu, il se structure et devient un sport international reconnu, jusqu’à intégrer le programme olympique d’hiver. Ensuite, naturellement, la discipline s’adapte au fauteuil roulant afin de permettre à des athlètes en situation de handicap moteur de pratiquer à haut niveau.
Le curling fauteuil fait son entrée aux Jeux Paralympiques d’hiver en 2006, à Turin. Depuis, il s’impose comme une discipline incontournable. On le retrouve à Vancouver en 2010, puis à Sotchi en 2014, à PyeongChang en 2018, à Pékin en 2022, et désormais à Milan-Cortina en 2026.
Aujourd’hui, World Curling encadre la discipline et en garantit les règles au niveau international.

Crédit photo : ⒸBob Martin/OIS
Le curling fauteuil, comment ça se joue ?
D’abord, le curling fauteuil se pratique exclusivement en fauteuil roulant. Ensuite, il repose sur une logique collective forte. Chaque équipe compte quatre joueurs. Surtout, la mixité est obligatoire : femmes et hommes doivent être représentés.
Les matchs se jouent en huit manches, appelées ends. À chaque end, chaque équipe lance huit pierres vers la cible, appelée home. Les pierres, en granit, pèsent entre 17 et 20 kilogrammes.
Concrètement, le joueur lance la pierre depuis un fauteuil immobile, placé derrière la ligne de lancer. Il pousse la pierre à la main ou utilise une canne de lancer réglementaire. Pendant ce temps, un partenaire maintient le fauteuil parfaitement stable.
Cependant, une différence majeure existe avec le curling olympique : le balayage est interdit. Par conséquent, une fois la pierre lâchée, plus aucune correction n’est possible. La précision devient alors essentielle.
Enfin, comme à la pétanque, l’équipe qui ne mène pas au score joue jusqu’à ce que l’équipe adverse ait utilisé toutes ses pierres. Un tirage au sort désigne l’équipe qui débute le premier end. Ensuite, l’équipe victorieuse d’une manche commence la suivante.
Retour sur un événement emploi & handicap !
Qui peut pratiquer le curling fauteuil ?
Le curling fauteuil s’adresse avant tout aux athlètes présentant un handicap orthopédique. Cela concerne notamment :
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la paraplégie
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la tétraplégie
Toutefois, la discipline reste ouverte, en compétition ou en loisir, à d’autres types de handicaps, même si tous ne donnent pas accès aux Jeux Paralympiques.
Par ailleurs, les compétitions internationales sont mixtes. Cette mixité structurelle renforce la dimension collective et inclusive du curling fauteuil.

Crédit photo : @Ansis Ventins/ World Curling
Les épreuves de curling fauteuil à Milan-Cortina
Depuis 2006, le curling fauteuil propose une épreuve par équipes mixtes aux Jeux Paralympiques. Cependant, Milan-Cortina 2026 marque une évolution importante. Pour la première fois, le programme intégrera une épreuve de doubles mixtes.
Ainsi, deux formats seront à suivre :
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le tournoi par équipes mixtes, avec quatre joueurs
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le double mixte, qui accentue encore la complémentarité et la lecture du jeu
Dans les deux cas, la précision, le sang-froid et la stratégie feront la différence.
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Crédit image à la une : ⒸAnsis Ventins/ World Curling
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