Le secteur de la métallurgie emploie près de 1,5 million de personnes en France et propose une grande diversité de métiers, du CAP au diplôme d’ingénieur. Pour les personnes en situation de handicap, ce secteur offre des opportunités d’emploi, de formation et de maintien dans l’emploi. Quels sont les métiers concernés ? Quels constats et quelles actions sont mis en place pour favoriser l’inclusion ? Talentéo fait le tour d’horizon des possibilités et des initiatives en cours.

Les métiers de la métallurgie : quels profils recherchés ?

La métallurgie regroupe les activités de production et de transformation des métaux ferreux, non ferreux et de leurs alliages. Ce secteur compte plus de 160 métiers, répartis dans des domaines variés : fabrication, conception, maintenance, recherche, gestion et commercialisation. Parmi les métiers en tension, on trouve notamment ceux de chaudronnier, soudeur, forgeron, métallier. Nous retrouvons également des besoins de profils techniques et ingénieurs. Parmi eux, nous pouvons citer les métiers de chef de projet mécanique, dessinateur-projeteur, ou encore ingénieur R&D.

Les entreprises du secteur, au nombre de 42 000 en France, recrutent chaque année environ 80 000 personnes. Les opportunités sont proposées à tous les niveaux de qualification. Les besoins concernent aussi bien des opérateurs qualifiés que des cadres techniques.

Emploi et handicap dans la métallurgie : quels constats ?

En 2024, le taux d’emploi direct de personnes en situation de handicap dans la métallurgie s’élevait à 4,5 %. Ce chiffre était supérieur à la moyenne du secteur privé industriel. D’ailleurs, en incluant les emplois indirects, ce taux atteignait 6 %, contre 5,1 % en moyenne nationale. Ainsi, 66 300 personnes en situation de handicap travaillaient dans des entreprises de la branche.

Cependant, des écarts persistent selon la taille des entreprises. En effet, les grands groupes atteignent ou dépassent souvent les 6 % d’emploi direct, tandis que les PME de 20 à 49 salariés affichent un taux de 3,6 %.

Par ailleurs, 62 % des salariés en situation de handicap dans la métallurgie ont 50 ans ou plus. Cela souligne l’importance des actions de maintien dans l’emploi et de prévention de la désinsertion professionnelle.

 

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Quels engagements pour favoriser l’inclusion ?

Un nouvel accord de branche a été signé en 2026 pour six ans par l’UIMM et trois organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, FO). Celui-ci vise à renforcer l’inclusion des personnes en situation de handicap dans la métallurgie. L’accord prévoit plusieurs axes d’action :

  • Sensibilisation des salariés et managers du secteur.
  • Valorisation des offres d’emploi, notamment en lien avec l’Agefiph.
  • Renforcement du rôle des CSE, des référents handicap et managers pour faciliter les aménagements individualisés.
  • Développement de parcours adaptés et individualisés. Le tout avec une attention particulière à l’adaptation des modalités d’évaluation des certifications professionnelles (CQPM, TPM) pour tenir compte des besoins spécifiques des candidats.
  • Mobilisation d’un réseau de 120 référents handicap et partenariats renforcés, notamment avec l’Agefiph, France Travail, Cap emploi ou le secteur adapté et protégé.

Un suivi annuel des actions et un bilan intermédiaire à trois ans sont prévus pour évaluer l’efficacité des mesures.

Avec cet accord, le secteur de la métallurgie devrait amplifier son accessibilité et ainsi proposer des opportunités d’emploi variées et accessibles à différents niveaux de qualification. Si vous êtes en situation de handicap et que ces métiers vous intéressent, n’hésitez-pas à vous rendre sur le site « L’industrie Recrute » ou France Travail !

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