Un cours à suivre, un partiel à réviser, un proche à accompagner… Votre vie étudiante ne tient pas toujours dans l’emploi du temps de la fac. Les étudiants aidants peuvent demander des aménagements d’études et, sous certaines conditions, bénéficier d’un accès facilité aux bourses. Des associations, dont La Pause Brindille, proposent aussi de l’écoute et des moments pour souffler. Parce que votre proche compte, vos études comptent… et votre vie à vous mérite également quelques cases dans l’agenda.
Êtes-vous étudiant aidant ?
Vous aidez régulièrement un proche en perte d’autonomie, en situation de handicap ou atteint d’une maladie chronique ou invalidante, tout en poursuivant des études supérieures ? Cette aide non professionnelle peut faire de vous un étudiant aidant.
Accompagner aux rendez-vous, gérer des démarches, organiser les repas, soutenir au quotidien : l’aidance prend plusieurs formes. Le ministère de l’Enseignement supérieur définit cette situation, qui peut concerner un membre de la famille ou un proche avec lequel vous entretenez des liens étroits et stables.
Faut-il attendre d’être en difficulté pour demander de l’aide ? Non. Repérer votre rôle permet d’expliquer les contraintes qui pèsent sur vos études. Vous pouvez aimer aider votre proche et avoir besoin de soutien. Les deux vont très bien ensemble.
Dans son entretien publié sur Talentéo, Jessica Baba, fondatrice et directrice de l’association LÉA, décrit cette attention portée à l’entourage : « Nous soutenons les parents, les fratries et les jeunes aidants avec des actions concrètes ».
Quels aménagements peuvent rendre vos études plus respirables ?
Le régime spécial d’études (RSE) permet d’adapter le parcours des étudiants ayant des contraintes particulières, dont les aidants. Selon votre établissement et votre formation, les aménagements peuvent concerner :
- l’emploi du temps ou l’étalement du cursus ;
- une dispense d’assiduité pour certains enseignements ;
- les modalités d’examen ;
- l’accès aux cours en ligne, au tutorat ou à un suivi pédagogique.
Ces possibilités ne constituent pas un menu identique dans toutes les universités. Demandez ce que votre établissement prévoit et ce qui répond à votre situation. Le ministère présente les différentes formes d’aménagements.
L’objectif ? Vous permettre de suivre votre formation avec une organisation adaptée. Une dispense d’assiduité ne règle pas toute seule la question des supports de cours ou des examens : précisez aussi comment vous pourrez travailler et être évalué.
À qui demander la reconnaissance de votre situation d’aidant ?
Contactez votre responsable pédagogique, la scolarité ou le service dédié aux étudiants à besoins particuliers. Vous pouvez vous signaler dès l’inscription ou en cours d’année si votre situation change, comme l’indique Étudiant.gouv.
Préparez une description concrète de vos besoins : un rendez-vous régulier qui chevauche un cours, des déplacements fréquents, une disponibilité variable. Demandez les justificatifs exigés, le calendrier de traitement et l’interlocuteur qui suivra votre dossier.
Les documents dépendent de votre situation et des modalités de l’établissement. Ils peuvent établir votre lien avec le proche et son besoin d’aide humaine. Un accord écrit permet ensuite de préciser les aménagements retenus et les engagements de chacun.
Un seul dossier suffit-il pour tout ? La demande d’aménagements et la demande de bourse sont deux démarches distinctes. Elles ne reposent pas nécessairement sur les mêmes justificatifs. Deux portes à ouvrir, donc, même si votre situation reste la même.
Les étudiants aidants peuvent-ils obtenir une bourse plus facilement ?
La circulaire pour l’année universitaire 2026-2027 prévoit quatre points de charge supplémentaires pour certains étudiants aidant un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Ils modulent les plafonds de ressources servant à déterminer l’accès à la bourse et son niveau, sans garantir son attribution.
Le proche doit appartenir aux liens familiaux définis par le texte : notamment parent, grand-parent, frère, sœur, enfant, conjoint marié ou partenaire de Pacs. L’étudiant ne doit pas être salarié pour cette aide. Un besoin d’aide humaine doit être reconnu par une notification du conseil départemental ou de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).
Signalez votre situation au Crous, dans votre dossier social étudiant (DSE), avec le justificatif du lien familial et la notification adaptée. Aider plusieurs proches ne multiplie pas ces quatre points.
Vous êtes en alternance ? Les étudiants rémunérés sous contrat d’apprentissage ou de professionnalisation sont exclus des bourses sur critères sociaux régies par cette circulaire. Faites examiner vos autres possibilités de soutien auprès du service social. A savoir également : votre entreprise d’accueil peut également vous proposer des solutions. Consultez notre précédent article pour en savoir plus !
Un talent à découvrir !
Vous étudiez à Lyon ? Rapprochez vous de La Pause Brindille !
Vous avez parfois besoin de parler sans commencer par expliquer toute votre histoire ? La Pause Brindille accompagne les jeunes aidants de 7 à 25 ans, dont les étudiants.
Son service Brind’Écoute, destiné aux 13 à 25 ans, propose une écoute gratuite et confidentielle, assurée par de jeunes bénévoles formés. Vous pouvez appeler le 06 03 42 22 04 ou utiliser le chat pendant les permanences. Des échanges collectifs en visioconférence complètent le dispositif. Consultez les horaires et les accès à Brind’Écoute.
Il s’agit d’un espace d’écoute entre jeunes ; une urgence ou un besoin de suivi psychologique nécessite un autre interlocuteur adapté. Pour retrouver des moments plus légers, les Brind’Partage proposent aussi des activités et rencontres à Lyon et dans ses alentours, selon les âges et le programme. Une sortie, un atelier, une discussion : parfois, votre agenda peut accueillir autre chose qu’une obligation.
Quels autres réseaux peuvent vous aider à trouver du répit ?
L’association JADE propose notamment LinkAidants pour les 18 à 25 ans, pour s’informer et partager son expérience. Talentéo présentait déjà ses ateliers pour les plus jeunes dans son article consacré aux initiatives pour les aidants familiaux.
Vous êtes salarié ou étudiant en alternance entre 18 et 25 ans ? KLESIA présente des ressources pour les jeunes adultes aidants. Vérifiez auprès de l’organisme les conditions des aides correspondant à votre affiliation.
Pour chercher un relais proche de votre domicile, vous pouvez également consulter Ma Boussole Aidants. Un soutien local peut compléter les démarches universitaires.
Votre première étape : écrire à votre établissement avec un besoin précis, puis vérifier votre DSE auprès du Crous. Gardez aussi une place pour un contact qui vous aide à souffler.
Des questions subsistent ? Venez nous en parler sur LinkedIn !
Source image à la une : Pexels.
Partenariat
© 2026 Talentéo. Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.
