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A l’occasion de la journée Mondiale du Diabète, organisée depuis 1991 par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Catherine nous apporte son témoignage en tant que collaboratrice diabétique chez Cegid.

Bonjour Catherine. Merci d’avoir accepté de partager votre expérience avec les lecteurs de Talentéo. Vous travaillez chez Cegid en tant que Chargée Qualité depuis 12 ans. En quoi consistent vos fonctions?

Je teste les logiciels – planification et prévisions – et les documente. Parallèlement, j’assure le support niveau 2 auprès des clients.

Pourriez-vous nous en dire davantage sur votre diabète et en quoi il affecte votre vie personnelle et professionnelle?

Je suis diabétique insulino-dépendante depuis 23 ans et, depuis un an, sous pompe à insuline. Cette pathologie est très exigeante: repas équilibrés et à heures fixes, hygiène de vie et horaires réguliers, sans imprévus, une surveillance médicale accrue. Les hypoglycémies sont de grandes consommatrices d’énergie, et cela m’est déjà arrivé de ne plus pouvoir travailler pendant de longues minutes à cause d’elles, et même de ne pas pouvoir conduire pour rentrer chez moi.

Le stress et la fatigue ont beaucoup d’influence et déséquilibrent durablement mes glycémies. De même, les changements de rythme et de travail, ont beaucoup d’impact sur mes glycémies. J’ai besoin d’une régularité et d’une continuité dans ma vie de tous les jours, que ce soit au travail ou dans ma vie personnelle. La pompe à insuline est un grand progrès pour la gestion de ma maladie, pour une bonne efficacité de cet outil, j’ai besoin de pouvoir à tout moment contrôler ma glycémie et doit scrupuleusement intégrer ce geste à mon quotidien.

Comment l’entreprise vous accompagne-t-elle au quotidien justement? Votre situation a-t-elle nécessité un aménagement de votre poste de travail?

Le diabète a des conséquences sur beaucoup de choses, notamment la vue. Lorsque ma vue s’est fortement et rapidement dégradée, Cegid m’a permis d’aménager mon poste de travail. Ainsi je peux régler mes deux écrans de façon la plus adéquate possible grâce à un bras-support. J’ai également demandé – et obtenu – un aménagement de mon temps de travail pour pouvoir sortir plus tôt, étant de plus en plus fatiguée en fin de journée.

D’un point de vue humain, comment s’est passée votre intégration au sein du département?

Mon handicap est invisible et son impact sur mon état de fatigue n’est pas forcément perceptible par tous. Il n’est pas toujours facile de devoir se justifier, je suis donc heureuse de pouvoir parler aujourd’hui des effets que peut avoir le diabète sur le quotidien. Heureusement, la plupart de mes collègues sont très compréhensifs et surtout attentifs à mon bien-être. Je me sens en confiance et même un peu protégée par eux et par Cegid, surtout grâce aux accords Handicap.

Et en terme de recrutement, avez-vous anticipé des difficultés particulières?

Lors de mon recrutement, j’ai choisi de ne pas parler de ma maladie.

Pour terminer, quel message aimeriez-vous faire passer aux personnes diabétiques à la recherche d’un emploi? Et aux recruteurs?

Il y a encore beaucoup trop d’a priori sur le diabète et il est parfois difficile d’en parler lors d’un entretien de recrutement. Mais si l’entreprise a une Mission Handicap, cela est un signe positif qui doit encourager les candidats à évoquer leur maladie.

Une fois embauché, il faut le signaler au moins à un collègue car en cas d’hypoglycémie, il faut pouvoir être aidé et compris.

Pour les recruteurs: les diabétiques sont des employés comme les autres, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs compétences, leur savoir-faire. Il n’y a aucune différence, si ce n’est que notre maladie nous rend plus rigoureux, et surtout nous apprend à relativiser, ce qui peut être un atout supplémentaire.

Un grand merci à Catherine pour son témoignage!

Le diabète: une épidémie en forte hausse

En 2013, 382 millions de personnes étaient atteintes de diabète dans le monde. Ce chiffre pourrait augmenter de 55% d’ici à 2035*.

En France, la Fédération Française des Diabétiques estime que « en seulement 10 ans, alors que les messages d’information et de prévention se sont multipliés, le nombre de personnes diabétiques est passé de 1,6 à 2,9 millions. A cela s’ajoute les diabétiques qui s’ignorent. »

Le diabète appartient, en effet, à ces maladies qui se développent au début sans présenter de signes particuliers.

Bien que les conséquences d’un diabète soient lourdes sur la vie personnelle et professionnelle, il est possible de trouver un équilibre et de s’épanouir dans son travail, comme nous le prouve le témoignage de Catherine.

La Journée Mondiale du diabète, des millions de personnes s’engagent pour sensibiliser!

La Journée Mondiale du Diabète est célébrée chaque année le 14 Novembre, jour de l’anniversaire de Frederick Banting qui, avec Charles Best, a en premier développé la théorie à l’origine de la découverte de l’insuline en 1922.

La communauté mondiale du diabète, comprenant les associations membres de la Fédération Internationale du Diabète, des associations du diabète, des ONG, des ministères de la santé, la société civile, des personnes et des entreprises, organise de nombreuses activités adaptées à divers publics cibles.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la Fédération Française des Diabétiques.

Cegid est une entreprise proactive quant à l’intégration des talents en situation de handicap. Découvrez les offres d’emploi de Cegid et postulez!

*Source: Atlas du Diabète de la FID 6ème Edition, 2013

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