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Aujourd’hui sur Talentéo, nous vous proposons de mettre en lumière un sujet encore trop peu abordé: les aidants. Pour cela, nous donnons la parole à Peter Patfawl, dessinateur et aidant d’un enfant en situation de handicap. Il décrypte avec nous 4 préjugés auxquels il fait régulièrement face.

1/ « Tu es une personne courageuse »

Si les aidants familiaux sont très peu évoqués dans les médias, ils n’en restent pas moins essentiels pour l’autonomie des personnes en situation de handicap.

En France, ils sont plus de 11 millions et vouent corps et âmes au bien-être de leur proche. De la compensation d’autonomie aux soins en passant par la toilette, les tâches les aides sont essentielles. 

Quand on est aidant familial, on est voué corps et âme à un enfant handicapé, une personne vieillissante pour l’aider et le soutenir.

Cependant, avons-nous le choix? Non. Si nous le faisons, c’est qu’aucune autre aide n’a été octroyée. Il ne s’agit pas de « courage », mais d’évidence! Peter Patfawl.

2/ « Je ne sais pas si je parviendrais à le faire comme toi ! »

Le quotidien d’aidant familial comporte des hauts et des bas, car il varie en fonction des besoins à un instant T de la personne en situation de handicap.

En 2017, selon le baromètre des aidants de la Fondation April, 57% des aidants estimaient aider pendant plus de 5 heures hebdomadaires et 18% durant plus de 20. Il s’agit donc d’un rôle très prenant, notamment pour 58% des personnes qui le cumulent avec une activité professionnelle.

On entend souvent cette phrase de la part de personnes qui ne sont pas concernées par le handicap dans leur entourage très proche. Malgré tout, être aidant n’est pas un choix, il s’agit d’un devoir envers l’autre que nous nous devons d’assumer. » Peter Patfawl.

3/ «Pourquoi es-tu bénévole, en plus de ta vie d’aidant? Tu en fais beaucoup trop!»

Parcequ’il ne s’agit pas d’un savoir inné, des associations se sont créées pour accompagner ces personnes dans leur quotidien.

Elles octroient formations, échanges de bonnes pratiques et soutien. Il s’agit donc d’un véritable support ancré dans une mécanique d’entraide indispensable.

Il y a de moins en moins de membres dans les associations dédiées aux aidants alors que les besoins ne cessent d’augmenter. Il est donc important de s’engager, que l’on soit ou non concerné directement! » Peter Patfawl.

4/ «Moi je suis fragile, toi tu vas bien malgré ça ! Toi tu as toujours le sourire !»

Et pourtant, les aidants souffrent aujourd’hui d’une méconnaissance du grand public. En effet, 69% d’entre-eux ignorent qu’ils le sont. Un chiffre très élevé dû à un tabou encore très présent sur ce statut particulier. 

Les aidants ont donc de nombreux besoins dont une meilleure exposition médiatique. Selon le baromètre des aidants de la Fondation April, 57% des personnes interrogées estiment que la principale nécessité est une coordination des acteurs.

En parallèle, 53% estiment qu’il s’agit d’un plus grand nombre d’hébergements médicalisés pour les personnes âgées, 52% d’une facilitation du maintien à domicile et 48% d’un accès à un soutien psychologique. 

Le fait de sourire ne veut pas dire que tout va bien. Être aidant est synonyme, certes, de bons moments, mais aussi de difficultés qui peuvent parfois sembler insurmontables. Malgré tout, il faut positiver et avancer. »Peter Patfawl.

Vous souhaitez découvrir davantage d’illustrations de Peter Patfawl? N’hésitez-pas à jeter un oeil à son blog « Bim dans l’aidant »!

Partagez cet article au plus grand nombre pour briser ces préjugés!*

 

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