Lucie Mrozek est l’autrice de « Lucie au pays des dys ». Un livre qui retrace son parcours et montre les difficultés lorsque l’on fait face à un handicap invisible. Elle s’est confiée à notre média digital inclusif Talentéo.

Pouvez-vous vous présenter, et nous parler de votre parcours ?

Bonjour, je m’appelle Lucie, j’ai 27 ans, je vis à Cherbourg en Cotentin dans la Manche.

Diagnostiquée multidys vers 18 ans, mon parcours n’a pas été traditionnel, mais plutôt dirigé vers les recherches de solutions pour comprendre mes troubles Dys.

Vous êtes l’auteure du livre « Lucie au pays des dys ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

Mon livre retrace ma vie, de mon enfance à aujourd’hui. Je montre toutes les difficultés que j’ai pu rencontrer sur mon parcours scolaire, avec des arrêts sur les moments clés.

 

livre lucie au pays des dys

Couverture du livre Lucie au pays des dys

Dans ce livre, vous parlez notamment de vos troubles dys. Quels sont leurs impacts sur votre quotidien ?

Pour ma part, j’ai trois troubles dys différents : la dyscalculie, la dyspraxie et la dysgraphie.  À ceux-ci s’ajoute un trouble de l’attention et trouble émotionnel. Ces troubles m’ont apporté beaucoup de difficultés différentes pendant ma scolarité, mais aussi dans ma vie de tous les jours.

Par exemple, la dysgraphie me pose beaucoup de problème lorsque je dois écrire. La tenue des cahiers et des copies était problématique durant toute ma scolarité.

La dyscalculie est une souffrance au quotidien pour déchiffrer l’heure, rendre la monnaie, faire mes comptes ou mes budgets. Mais aussi dans la lecture de frises chronologiques, de tableaux ou encore pour la résolution de certains calculs et d’exercices de logique.

Enfin, la dyspraxie représente pour moi un sentiment de maladresse perpétuelle. Je l’ai beaucoup subi lors des activités extra-scolaires comme la danse, le piano ou encore le sport.

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Vous dites que ce livre vous a aidé à faire comprendre le sujet à votre entourage. Quelles étaient les difficultés auxquelles vous étiez confrontées ?

En effet, ma famille et mon entourage avait beaucoup de difficultés à comprendre ce que je vivais et ressentais. J’ai donc été victime de jugement, car les gens ne connaissaient pas les troubles dys et ce qu’ils pouvaient engendrer. Ce mal-être a entrainé une perte de confiance en moi et un sentiment de rejet. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont amenée à décrire mes ressentis et mon quotidien à travers mon livre.

De quelle manière avez-vous adapté votre écriture à ce handicap invisible pour la construction de ce livre ? Quels conseils en ressortez-vous ?

Pour écrire ce livre, j’ai dû faire appel à Isabelle Grout, poéte et autrice publiée. Ensemble, nous avons écrit l’histoire à partir d’évènements, de souvenirs et d’images que j’avais en tête. C’est une co-écriture qui s’est construite jour après jour, jusqu’à l’étape finale de la relecture du récit.

Je conseillerais de bien s’entourer et d’être prêt à se confronter à ses émotions. Pour ma part, cette collaboration prenait tout son sens. Il m’a fallu du courage pour écrire ce livre et beaucoup de mots.

Quel message souhaitez-vous passer à nos lecteurs concernés par des troubles dys qui hésitent encore à aborder le sujet ?

Écrire son histoire ne guérit pas ses blessures liées à ce handicap invisible, mais il donne aux lecteurs la possibilité de mieux comprendre, de ne pas juger trop hâtivement un comportement non conforme, et de s’ouvrir à la différence.

 Vous êtes concernés par les troubles dys ou un handicap invisible et vous voulez en parler ? N’hésitez pas à témoigner sur nos plateformes sociales !

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