D’après un rapport de la Caisse d’Assurance Maladie, 10 millions de Français seraient touchés par une maladie chronique invalidante. Si certains sont alors contraints de se mettre en arrêt de travail, d’autres ont la possibilité de poursuivre leur activité. Problématique longtemps restée sensible, l’intégration professionnelle des personnes touchées par des troubles invalidants est aujourd’hui améliorée grâce à des dispositifs inclusifs. Lumière sur les maladies chroniques invalidantes et le travail, un sujet en constante évolution.

Comment définir les maladies chroniques invalidantes ?

L’OMS définit une maladie chronique invalidante comme “un problème de santé qui nécessite une prise en charge sur plusieurs années”. Autrement dit, une maladie chronique est dite invalidante lorsqu’elle entraîne une incapacité totale ou partielle de poursuivre ses activités quotidiennes sur le long terme. Considérées comme des Affections de Longue Durée (ALD), ces maladies sont rarement visibles, mais constituent un handicap majeur pour les personnes qui en sont atteintes.

Les plus répandues sont :

  • la mucoviscidose
  • la maladie d’Alzheimer
  • l’endométriose
  • le diabète
  • les cancers
  • la sclérose en plaques
  • les maladies cardiovasculaires et de l’appareil digestif
  • la maladie de Crohn
  • la maladie de Lyme
  • l’arthrite
  • la maladie de Parkinson
  • l’épilepsie
  • l’asthme
  • la narcolepsie
  • le SIDA

Le point commun entre toutes ces pathologies ? Les personnes malades peuvent ressentir des douleurs handicapantes, de la fatigue, des troubles digestifs, ou bien avoir des troubles de la mémoire et de la concentration. La dépression et l’anxiété générées par des maladies chroniques invalidantes peuvent aussi entraver l’énergie et la disponibilité des personnes atteintes.

Ces effets secondaires peuvent être difficiles à accepter pour les personnes qui en sont victimes, ainsi que pour leur entourage. Cela conduit parfois à un isolement. Cependant, des dispositifs existent pour améliorer leur bien-être.

Faire valoir ses droits : et si on osait ?

En raison des troubles physiques dus aux maladies chroniques invalidantes, il peut être décourageant de chercher ou de poursuivre une activité professionnelle. Par peur de perdre un poste, ou une promotion, nombreux sont ainsi les malades chroniques à taire leur pathologie. Le site de l’IFOP rappelle que beaucoup sont même tentés d’en faire davantage pour compenser une lenteur de travail qu’ils jugent liée à leur maladie.

Pourtant, la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées instaure le principe de non-discrimination dans le Code du travail. À ce titre, un individu souffrant d’une maladie chronique invalidante a les mêmes droits d’avancement que ses collègues. L’invalidité ne doit, par conséquent, pas être considérée comme un frein à l’épanouissement professionnel.

La RQTH, une réponse efficace pour l’intégration professionnelle

Accordée pour une période de 1 à 5 ans reconductibles, la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) est accessible à toute personne étant atteinte d’une maladie chronique invalidante. Un accompagnement propre à la recherche d’emplois, des aides financières, des formations spécifiques… Autant de droits dont peuvent bénéficier les personnes bénéficiant de la RQTH !

Rassurez-vous, le secret médical est assuré par ce dispositif ! Ainsi, l’attestation RQTH, à remettre à l’employeur dans le cas d’un poste aménagé, ne fait jamais mention de la maladie ou du taux d’incapacité préalablement fixé par la MDPH, comme le rappelle le Collectif (Im)patients Chroniques et Associés dans son très complet guide “Maladies chroniques invalidantes et emploi”.

Pour bénéficier de la RQTH, il faut déposer un dossier de demande auprès de la Maison des Personnes en situation de Handicap (MDPH). 3 à 12 mois d’attente seront alors nécessaires avant d’obtenir la reconnaissance. Il est à noter que des procédures d’urgence sont possibles dans certains cas. Si les délais semblent longs, les droits accordés par la CDAPH (la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées de la MDPH) représentent des solutions efficaces à la problématique des travailleurs invalides.

Travailler avec un collègue atteint d’une maladie chronique

De plus en plus de dispositifs voient le jour pour répondre aux besoins des personnes souffrant de maladies chroniques invalidantes : RQTH, appui d’associations telles que l’AGEFIPH… Mais les freins viennent parfois des malades eux-mêmes, qui refusent d’attirer l’attention ou d’être discriminés en raison de leur handicap. Afin de faire évoluer les mentalités et de permettre un égal accès à l’emploi, il est donc impératif que chacun adopte une posture bienveillante et respectueuse des individus touchés par une maladie chronique.

De leur côté, les entreprises peuvent aussi faire le nécessaire afin de faciliter le retour à l’emploi : planning de travail aménagé, outils de travail adaptés, aménagement du poste de travail… Bien que les personnes touchées par une maladie chronique invalidante n’aient aucune obligation d’en informer leur hiérarchie, elles ont tout intérêt à le faire. Cela, dans la mesure où des solutions existent pour leur permettre de travailler avec leur affection de longue durée.

Dans une volonté de mettre en lumière le sujet des travailleurs invalides, le collectif (Im)patients Chroniques et Associés, qui regroupe des associations de patients atteints de maladies chroniques invalidantes, se bat pour faire entendre les besoins des personnes confrontées à des difficultés de santé.

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