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6 Préjugés totalement dépassés sur les seniors en entreprise

Parce que les seniors sont une ressource capitale pour l’entreprise, Talentéo et la mission handicap d’Amallia vous expliquent comment contourner 6 préjugés fréquents qui parasitent le recrutement de ces profils.

Si l’emploi des seniors est toujours au cœur des préoccupations des entreprises malgré de nombreuses mesures mises en place pour encourager leur recrutement et des pénalités prévues pour les entreprises qui ne mettraient pas en place un accord ou un plan d’action « comportant un certain nombre de dispositions favorables au recrutement et au maintien dans l’emploi des salariés âgés ».

Si les entreprises sont souvent de bonne volonté, un certain nombre d’idées reçues viennent fréquemment parasiter les recrutements et favorisent des candidats qui paraissent plus sécurisants au premier abord.

Jeune femme et femme âgée

Pourtant, se priver des seniors est dommage tant leur embauche peut s’avérer positive pour l’entreprise

« Je préfère un jeune diplômé, ça fait plus dynamique ! »

Certes, le commercial jeune et bronzé après ses vacances à la Baule donne tout de suite une certaine image de l’entreprise. Fraîchement sorti de l’école et formés aux toutes dernières techniques de vente, ce type de profil a tôt fait de se positionner plus favorablement qu’un senior.

  • Et pourquoi ne pas privilégier une équipe mixte ?

Les senior avec un profil commercial ont souvent un bon carnet d’adresse et peuvent rassurer certains clients face à ce qu’ils pourraient considérer comme de « jeunes loups ». De plus, le senior peut faire profiter les plus jeunes de son expérience et vous faire gagner un temps précieux. Le jeune diplômé et le senior sont bourrés d’avantages, chacun dans leur catégorie : pourquoi se priver de profiter des deux ?

 

« Un senior va me coûter plus cher qu’un jeune diplômé »

D’après une étude réalisée par A compétence Egale, le coût d’un senior serait le principal frein à son embauche.

Il y a fort à parier que l’argent que vous coûtera un senior en salaire annuel est celui que vous économiserez en temps de formation.

  • Trouver des compromis

Généralement, conscient de la crise et des difficultés pour trouver un poste, un senior aura tendance à faire des concessions salariales : si vous cherchez les compétences et que vous les trouvez chez lui, vous allez certainement arriver à un terrain d’entente concernant la rémunération.

 

« Je veux quelqu’un pour une longue durée, un senior est proche de la retraite »

D’après une étude de l’INSEE datée de 2011, 60% des seniors cherchent une activité. Cette recherche n’a pas pour objectif de les occuper en attendant la retraite.

  • Avoir conscience de l’importance de l’emploi

A l’heure où beaucoup de gens sont définis et se définissent par rapport à leur activité professionnelle, le senior souhaite plus que jamais se réaliser dans son travail. Souvent, il a connu une belle carrière avant d’être la victime d’un licenciement économique ou d’un plan de départ volontaire et aujourd’hui, son objectif est de se reconstruire dans l’emploi.

 

«L’équipe est jeune, il ne s’adaptera pas »

Souvent, on envisage de positionner le senior comme le tuteur, ce qui déséquilibre la relation : il faut en effet envisager le tutorat différemment.

  • Privilégier le travail d’équipe

Comme nous l’avons déjà évoqué, jeune diplômé et senior ont chacun des qualités : c’est à vous de leur faire comprendre qu’il faut qu’ils échangent pour partager leurs compétences. Le senior est donc tout à fait à même de s’intégrer dans une équipe « jeune » et le « fossé entre les générations » ne doit pas devenir un prétexte : chacun doit travailler avec l’autre et non en compétition.

 

« Un senior ? Et s’il briguait mon poste ? »

C’est souvent la crainte des managers plus jeunes qui craignent que le senior arrive en terrain conquis et convoite un poste à responsabilités en s’appuyant sur leur expérience. Or, ce n’est pas l’élément sur lequel se focaliser lors d’un recrutement.

  • Ne pas s’appuyer sur ses craintes pour fonder des prétextes

Vous devez vous attacher aux compétences avant tout et trouver un poste qui ne sous-estime pas celles de votre candidat et qui lui permette de s’épanouir. Le risque de voir votre poste convoité est le même que le salarié soit junior ou senior.

 

« Aujourd’hui, on utilise internet et les réseaux sociaux, un senior serait perdu »

Loin d’être réticents aux nouvelles technologies, si les seniors ne sont peut-être pas toujours des férus de Facebook et consorts,  certain sont loin de se laisser distancer. Généralement, les bases de la bureautique sont acquises au gré de diverses formations complémentaires si nécessaire.

  • S’en tenir aux compétences requises pour le poste

Tous les postes ne nécessitent pas d’être au point en ce qui concerne les réseaux sociaux : à vous de choisir le candidat compétent, et dans ce cas, il n’y a pas de règle : un jeune diplômé peut ne pas avoir de compte Facebook quand un senior sera ravi de vous expliquer comment il fait sa veille sur Twitter !

 

Recruter un senior, c’est savoir mettre de côté ses préjugés et contourner la tendance consistant à recruter des clones.

Il ne s’agit pas non plus d’opposer les seniors et les jeunes diplômés car chacun a ses mérites et la diversité d’une équipe est garante de sa capacité à innover !

Cet article a été écrit avec la collaboration de la mission handicap d’Amallia, acteur du logement solidaire engagé dans une démarche en faveur de la diversité tant pour le recrutement de ses salariés que pour leur maintien dans l’emploi. 

 

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Commentaires (3)

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Seneque

12 mars 2014 - 21 h 14 min

En relisant le texte sur les préjugés, j’ai été un peu vite en besogne. En effet, les réponses à chaque item ne peuvent être autres.

Mais rappeler que ces lieux communs existent, m’ont un peu énervé.
Et tant que la situation actuelle durera, ces poncifs auront de beaux jours devant eux.

    avatar

    c.degarcia

    17 mars 2014 - 13 h 53 min

    Bonjour,

    Merci pour votre commentaire 🙂 Effectivement, l’article est construit comme un échange entre les poncifs sur la question et les réponses à leur apporter. Il est important de rappeler ces lieux communs pour les décortiquer et démontrer qu’ils sont creux.

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Seneque

12 mars 2014 - 20 h 58 min

Voila un concentré de tartufferies, et de lieux communs.
Et leurs réponses lénifiantes.
Un senior (50 ans et +) normal (selon moi) a commencé à maîtriser ce qu’il est convenu de nommer avec emphase « nouvelles technologies » lorsque les fringant RH trentenaires en étaient à préparer leur entrée au collège.
Mais pour les boites françaises qui se veulent dynamiques voire « anglo saxonnes » la jouent franchouillarde avec le sérieux qui va bien et tous leurs clichés.. Comme d’habitude. Les faits sont têtus.

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