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Plus qu’une semaine avant le lancement officiel des Jeux Paralympiques de PyeongChang. Alors que notre équipe de France effectue ses derniers préparatifs, nos partenaires d’En Route pour Tokyo sont allés à la rencontre du parrain de Sport2Job : Yohann Taberlet.

Yohann Taberlet va participer à ses quatrièmes Jeux Paralympiques à PyeongChang après ceux de Turin (2006)Vancouver (2010) et Sotchi (2014). Il va tenter de réparer une erreur de l’histoire dans son palmarès en obtenant une médaille paralympique.

En 2014, sans doute dans la meilleure forme de sa vie, il a accumulé la malchance. Tout d’abord à moins de 2 mois des jeuxil contracte un virus virulent au Canada le laissant sans aucune force, nous avons même craint un forfait paralympique.

Une préparation très perturbée plus tard, il se présente en Russie avec l’envie de performer. Hélas, dans la même dizaine de jours, il enchaîne bris de fixation, récidive de sa maladie, et un piquet de slalom lui déplaçant le masque le forçant à terminer « en aveugle ».

Sélectionné dans la deuxième phase en équipe de France, et auteur de podiums cette saison en Coupe du Monde, il arrive en terre coréenne avec la rage de vaincre.

Comme d’habitude, il sera suivi par tout un groupe de supporters bien structuré et très actif avec une fan particulière : sa femme Hélène.

Sotchi, elle avait égayé les tribunes de son soutien indéfectible à Yohann en animant même l’atelier maquillage avant les courses.

Yohann avait accepté de parler de ses envies à nos amis d’En Route pour Tokyo avant même d’être sûr d’être présent sur les pistes de l’Alpensia. Voici son interview :

Tu es dans une discipline où se présentent de plus en plus de skieurs, comment vis-tu cette transition ?

C’est vrai qu’avec les années, le niveau augmente énormément dans le ski fauteuil. On doit s’adapter et être totalement professionnel sans en avoir toujours les ressources financières. Il faut donc trouver des solutions.

Tu as dû prendre de grandes décisions de vie pour réussir cette année.

Oui, je me suis fait le constat l’année dernière qu’il n’était plus possible d’être sur Lyon et d’être en forme optimale pour la saison de ski.

Nous avons donc décidé avec ma femme de revenir s’installer à Morzine avec toutes les difficultés que cela engendraient comme perdre nos emplois et l’achat d’une maison. Je crois qu’il fallait vraiment le faire, sinon j’allais droit dans le mur.

La relation que tu entretiens avec ta femme Hélène semble très importante sur ta carrière ?

Tout d’abord, Hélène c’est ma femme, mais aussi ma première supportrice. C’est un pilier pour moi. Elle m’encourage tout le temps, nous avons aussi une vraie et belle complicité. Je peux être vrai avec elle : elle me comprend.

Comment se déroule ta préparation pour les jeux ?

On travaille vraiment dur pour multiplier les pics de forme et j’espère qu’à PyeongChang il y aura un juste retour des choses, que je pourrais me battre à armes égales avec mes adversaires. Tout mon entourage a fait de gros efforts pour me permettre d’arriver en Corée avec les meilleures chances possibles.

Il se murmure des envies de retraite sportive ?

Oui j’arrête cette année. Entre ma carrière valide et handi, cela fait 23 ans ans que je suis sur tout les circuits. Je ne me plains pas, attention ! C’est beau et je m’éclate, mais c’est aussi très usant. Il sera temps aussi de rendre à ceux qui m’ont tant donné ces dernières années.

Quel est votre pronostic ? Vous souhaitez adresser un message de soutien à Yohann ? Rendez-vous sur les réseaux !

Pour suivre Yohann : 10 Mars : Descente, 11 Mars : Super G, 13 Mars : Super Combiné, 14 Mars : Slalom, 17 Mars Slalom Géant.

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