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C’est l’heure de la rentrée ! Si pour beaucoup septembre rime avec retour sur les bancs de l’école, ce mois est aussi l’occasion de débuter un nouveau sport. Les personnes en situation de handicap nous démontrent souvent que l’on peut accomplir des performances quelles que soient les épreuves. Aujourd’hui, nous vous proposons cinq nouveaux portraits inspirants de sportifs aux parcours admirables. Ils ont fait de leur handicap une force indéniable.

Emmanuelle Morch

«Le handicap m’a ouvert des portes différentes.»

A 17 ans, Emmanuelle Morch est victime d’un accident de snowboard. Devenue tétraplégique, elle passe plusieurs mois en centre de rééducation. Grâce à sa force mentale, sa détermination, l’entourage de sa famille, elle passe son bac avec succès. Elle intègre ensuite une classe préparatoire scientifique avant d’être admise à l’école d’ingénieurs de Centrale Paris.

Emmanuelle a toujours été une sportive dans l’âme. Enfant et adolescente, elle pratiquait déjà la gymnastique et l’équitation. Sa rencontre avec Jean-Pierre Limborg, initiateur des tournois en tennis fauteuil est un véritable déclic pour elle. « C’était l’occasion de repartir de zéro dans un nouveau sport. J’ai tout de suite aimé », raconte-t-elle. Après une préparation intensive, elle se qualifie en 2016 pour les Jeux Paralympiques de Rio.

Aujourd’hui, elle a décidé de se consacrer à 100 % aux prochaines olympiades : Tokyo en 2020, puis Paris en 2024.

Lucie Jarridge

«Je trouve des solutions pour monter au sommet.»

A 15 ans, Lucie est atteinte d’un cancer de l’os du genou. S’ensuivent les séances de chimiothérapie, traitements et opérations. Suite à une infection au staphylocoque doré, elle se retrouve amputée de la moitié d’une jambe. Elle n’oublie pas ce que lui disait son père quand elle était petite : « Il ne faut pas se laisser aller ». Et c’est ce qu’elle fait !

Elle se lance dans un premier temps dans la natation et puis découvre le monde de l’escalade. En 2016 et 2018, elle est sacrée championne du monde handi-escalade.

Lucie sera l’ambassadrice de LADAPT (L’association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) pendant la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées, la SEEPH, qui se tiendra du 19 au 25 novembre prochains. Une des thématiques de cette 22ème édition sera : « Les femmes en situation de handicap et l’emploi ».

Marie-Amélie Le Fur

En 2004, alors âgée de 15 ans, Marie-Amélie est victime d’un accident de scooter. Elle sera amputée de la jambe sous le genou. Pratiquant déjà l’athlétisme depuis ses 6 ans, elle recommence à courir à peine 4 mois après son accident.

Deux ans plus tard, en 2006, elle participe aux championnats du monde paralympiques où elle termine 2ème en saut en longueur, au 100 mètres et 200 mètres. Elle gagne ensuite plusieurs médailles jusqu’en 2012, où elle battra le record du monde féminin handisport de saut en longueur avec une distance de 5,43 mètres. En 2018, aux 24ème championnats d’Europe d’athlétisme, elle établit un nouveau record du monde de saut en longueur avec une distance de 6,01 m. Une athlète au palmarès impressionnant que nous avons eu la chance d’accueillir à deux reprises lors de Sport2Job Lyon grâce au Groupe APRIL. Enfin, elle n’en oublie pas d’aller chercher le titre aux Jeux de Tokyo 2020 !

Son autre combat est de vouloir changer le regard sur le handicap : « Je veux me servir de cette notoriété pour parler du handicap et aider le handisport ». C’est ainsi qu’elle fait régulièrement des interventions dans les entreprises et les écoles :

« Je suis là pour répondre aux questions qu’ils peuvent se poser et j’essaie au mieux de leur faire comprendre qu’il ne faut pas dramatiser mais voir que la vie continue et que c’est quand même le plus important. »

Nommée cette année à la présidence du Comité Paralympique Sportif Français, Marie-Amélie Lefur s’est prêtée au jeu de l’interview inaccessible !

Interview Inaccessible – Marie-Amélie Le Fur

Marie Amélie Le Fur nommée cette année à la présidence du Comité Paralympique Sportif Français ( France Paralympique), s'est prêtée au jeu de l'interview inaccessible ! Une athlète au palmarès impressionnant que nous avons eu la chance d'accueillir à deux reprises lors de Sport2Job Lyon grâce au Groupe APRIL.Une vidéo à découvrir et à partager 🙂

Publiée par Talentéo sur Samedi 17 août 2019

 

Marieke Vervoort

Souffrant d’une maladie incurable et dégénérative décelée à l’âge de 14 ans, Marieke est atteinte de tétraplégie progressive. Elle est élue « sportive belge de l’année », successivement en 2012 et 2015. C’est d’ailleurs en 2015 qu’elle devient triple championne du monde du sprint en fauteuil.

« Profiter de cette chance que l’on appelle la vie. »

Après les jeux de Rio en 2016, elle est tellement affaiblie, mentalement et physiquement, par sa maladie, qu’elle souhaite mettre un terme à sa carrière et à sa vie en envisageant de recourir à l’euthanasie. Elle explique ce choix aux médias dans des témoignages bouleversants. « Ma vue s’est détériorée, tout comme l’usage de mes mains », explique-t-elle. « Je perds souvent connaissance et la douleur me fait tellement souffrir qu’on m’entend pleurer au coin de la rue. C’est parfois inimaginable ». Mais elle décide de démarrer un autre combat, un combat difficile, un combat contre elle-même. Elle se lance dans de nouveaux projets pour la vie.

Théo Curin

A l’âge de 6 ans, suite à une méningite foudroyante, Théo est amputé des quatre membres. Progressivement, la natation va devenir sa raison de vivre :

« Dans l’eau, je ressens une sensation de liberté, de légèreté. On n’a plus rien, on a juste notre corps comme outil. J’adore cette sensation de liberté et d’être vraiment comme les autres.»

A 18 ans, il devient double vice-champion du monde de natation handisport. Doté d’une force mentale exceptionnelle, Théo cherche à se dépasser constamment, tant dans sa vie personnelle que professionnelle. Suivi par plus de 60 000 fans sur les réseaux sociaux, il en profite pour passer des messages :  « J’ai envie de montrer aux gens que je suis humain et que l’on doit être traités comme des humains et être récompensés comme n’importe qui. Un de mes rêves est qu’un jour, les gens puissent suivre des athlètes handisports autant que des athlètes valides« .

En attendant, il se prépare intensément aux Jeux paralympiques de Tokyo en 2020.

 

Une fois de plus, ces différents portraits, aussi bien combatifs qu’émouvants, nous montrent que le handicap n’est pas un frein à la réussite ! Connaissez-vous d’autres athlètes au parcours inspirant ? Inspirés pour débuter un nouveau sport cette année ? Dites-le nous sur nos plateformes sociales ! 

 

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