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Adda Abdelli, co-auteur et acteur de la série Vestiaires, est parrain de la Talentéo Running Team , la seule équipe handivalides présente au Challenge du « Monde des Grandes Ecoles et Universités » (CDMGE) pour une course à pied de 10 km. Il répond à nos questions dans une interview sans langue de bois.

Adda Abdelli, tu es parrain de la Talentéo Running Team pour le CDMGE le 1er Juin. Tu seras présent avec nous pour nous apporter ta bonne humeur. Pourquoi parraines-tu ce type d’actions ?

C’est un événement qui me parle beaucoup, avec une dimension handi et valides. C’est d’autant plus intéressant qu’il s’agit d’étudiants. L’accès des handicapés aux études, cela m’a toujours touché. C’est une belle initiative car on retrouve le travail, l’équipe handivalides et l’accessibilité pour les études. Je connais Talentéo depuis plus de 7 mois, et je sens qu’il se passe des choses. Je pense qu’on les fait avancer petit à petit, dans la bonne humeur.

Tu parles de travail. J’ai l’impression qu’entre la série Vestiaires, la natation et le travail, tu n’arrêtes pas. Comment arrives-tu à concilier l’ensemble ?

Pour le travail alimentaire, pour vivre, je travaille à mi-temps à la mairie. Pour Vestiaires, on a un certain temps d’écriture puisqu’il faut compter 4 à 5 mois durant lesquels nous nous répartissons le travail avec Fabrice (NDLR : Fabrice Chanut, co-auteur de la série). On travaille beaucoup mais grâce à Internet et à Skype, on arrive à travailler chez nous et à prendre un peu plus le temps. Pour la natation, je nage moins qu’avant, il faut être réaliste. J’arrive à gérer ma vie de famille avec Vestiaires et la natation, car j’aime cet équilibre, donc je fais en sorte de le gérer. Ce qui peut être compliqué, c’est que parfois, tout se passe en même temps. Il y a l’anniversaire de mon enfant, un événement urgent à Paris, il faut aller nager, et il faut surtout s’organiser.

Photo extrait de la série Vestiaires

Vestiaires, c’est une série qui essaie de montrer une autre facette du handicap en utilisant l’humour. Penses-tu que les mentalités évoluent aujourd’hui en terme de handicap ?

J’ai l’impression les mentalités évoluent, car il se passe beaucoup de choses intéressantes. Par exemple, d’importants organismes et associations nous invitent lors de congrès sur le handicap. S’ils sont sérieux et très informatifs, une heure peut être consacrée à Vestiaires, et notre intervention, avec Fabrice, permet de dédramatiser ce qu’il se passe. On peut parler du handicap autrement que par un sujet dramatique où il faut être très sérieux, on peut lâcher la pression. Gérer le handicap avec humour n’enlève rien à la gravité de la situation, mais c’est un moyen d’avoir un terrain commun avec humour et rire. Ce qui compte, c’est ce qu’on fait ensemble. Il y a une chose qui est commune à tous, handicap ou pas, c’est le rire. Vestiaires, cela traite de ces sujets qui nous touchent tous. Qu’on soit en fauteuil, avec des béquilles ou avec une jambe en moins, on a tous les mêmes problèmes.

Quels conseils pourrais-tu donner à une personne en situation de handicap, notamment une personne qui travaille ? 

Ce n’est pas pour rien que je suis en contact avec Talentéo, car vous véhiculez aussi de l’humour. Le sourire, c’est déjà un grand pas ! Comme conseil, je dirais qu’il faut être bien dans sa peau. Quand on arrive à accepter son handicap, on enlève ce poids à l’autre. Très souvent, on peut avoir du mal à gérer quelque chose et celui qui vient vers nous va nous aider à gérer la chose en question. On part déjà sur des faux rapports. Si on arrive à accepter ce que l’on est et vivre avec, celui qui vient ne va pas avoir à porter cela pour nous, donc un autre rapport beaucoup plus honnête va s’instituer. Cela va créer un autre échange.

Vestiaires, saison 2, c’est fini. A quand la troisième ?

Je vais te donner une information qui vient d’arriver : on vient, à l’instant, de finir l’écriture de la saison 3. C’est une vraie information exclusive ! On tourne en septembre 40 épisodes, et on revient sur France 2 en novembre.

As-tu d’autres projets en cours ?

On espère bientôt écrire une pièce de théâtre qui mettrait en scène des handicapés, en restant sur l’idée de Vestiaires. Le théâtre attire un autre public qu’on aimerait toucher.

Merci à Adda. Nous lui donnons rendez-vous le 1er Juin 2013 au Stade Charlety pour le Challenge du « Monde des Grandes Ecoles et Universités ».

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