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La société Emerging (spécialisée en conseil RH, ingénierie en formation et optimisation du recrutement ) vient de publier une enquête via un sondage auprès des grands recruteurs internationaux afin de savoir quels sont les critères d’une université parfaite mais aussi ce qui pourrait être amélioré. Un bilan complet retracé par nos amis de l’RH de Noé. Voici ce qui en est ressorti.

La réputation de l’établissement

Les résultats d’une université mais aussi sa réputation restent les critères les plus importants aux yeux des recruteurs. Il n’est donc pas surprenant de retrouver en têtes les universités américaines comme Harvard, et les universités britanniques (Oxford à la première place, Cambridge à la 3ème). Plus surprenant sont les classements des universités de petits pays d’Europe comme les Pays-Bas, La Suisse ou encore les pays Scandinaves, leur force étant un enseignement nettement tourné vers les apprentissages, la mise en pratique sur le terrain ainsi que de solides liens établis avec le monde de l’entreprise. Et bien que la réputation d’un établissement demeure déterminante dans leur choix, les recruteurs interrogés saluent les bénéfices des stages en entreprise durant les cursus universitaires.

« De manière plus générale, des universités spécialisées dans les formations aux affaires se hissent à une meilleure position, entre la vingtième et la cinquantième place. Perceptible dans nombre de pays, ce constat récompense les établissements qui s’adaptent le mieux aux attentes des recruteurs. Et, pour plus de 30 % d’entre eux, l’expérience professionnelle est le premier domaine dans lequel les jeunes devraient encore s’améliorer », souligne Laurent Dupasquier, Directeur Associé d’Emerging.

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« L’employabilité »

D’après cette enquête, les recruteurs se montrent globalement satisfaits du fonctionnement des différents systèmes universitaires. On le sait maintenant, les critères de sélections déterminants sont la réputation et les résultats de l’université de même qu’est soulignée l’importance des liens universités-entreprises.

Mais un nouveau critère émerge (à plus de 40 %) : l’employabilité. 46,6 % des répondants suggèrent que pour améliorer les compétences des étudiants les entreprises devraient être impliquées dans le contenu des programmes. En effet, dans tous les pays, les recruteurs rêvent d’un jeune diplômé capable d’allier sa connaissance et son savoir-faire à un « savoir-être » professionnel. L’enquête démontre (à près de 50 %) que l’université doit aussi avoir pour mission de transmettre un savoir-faire pratique pour préparer les étudiants à communiquer dans l’entreprise, à travailler en équipe, sous pression et en adéquation avec des environnements différents. Et avant même le savoir-faire et le niveau de connaissance, les recruteurs placent la personnalité du candidat en première place (8,1 sur une échelle de 10) des critères de réussite en entreprise !
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succeedL’université de demain

L’enquête met aussi en avant le phénomène des MOOC (formations en ligne, cours en ligne ouverts à tous…), cette méthode est aujourd’hui utilisée par les meilleures universités (MIT ont été les premiers à lancer ce support) et les grandes écoles (Centrale Lille, HEC, EMLyon Business School…).

« Les recruteurs observent avec grand intérêt cette nouvelle pédagogie avec la certitude qu’elle aura un impact significatif sur le modèle économique des universités par la réduction des coûts qu’elle engendre » ajoute Laurent Dupasquier. Une enquête future tentera de mesurer l’impact de ces nouveaux phénomènes et de dessiner les contours de l’université de demain.

L’université idéale

« Comment décririez-vous l’université idéale ? » a été posée aux grands recruteurs mondiaux. « Aider les élèves à réaliser leurs objectifs » répond le Brésil. Pour l’Australie c’est « une orientation pratique forte et la confiance des élèves en leurs propres capacités ». La France la décrit comme « une institution qui définit son objectif sans égarer ces jeunes avec des enseignements qui ne servent pas leur avenir ». Selon l’Allemagne : « une université idéale travaille en étroite collaboration avec des champs de pratique, en particulier pour la conduite des projets ». La Chine pragmatique : « 30 % de théorie + 50 % pratique + 20 % Créativité = 100 % Talent » et le Japon souligne le critère « d’employabilité » en déclarant : « la théorie est importante mais les aptitudes sociales et le travail d’équipe le sont encore plus ».

Qu’en est-il de la France ?

L’enseignement supérieur français se situe en bonne place. 12 établissements français intègrent ce classement recensant 150 écoles et universités mondiales. Juger les établissements sur l’employabilité et non pas sur les seuls critères académiques permet à plusieurs grandes écoles françaises de figurer en bonne place. Les meilleures d’entre elles arrivent en 16ème (École Polytechnique Pari-Tech), 17ème (HEC Paris) et 19ème position (École Nationale Supérieure Paris). Les Universités Pierre et Marie Curie et Paris Sud progressent dans le classement. Au total, cinq universités françaises apparaissent cette année au top 200. Elles connaissent pour la plupart d’entre elles, une évolution positiveL’École Nationale Supérieure de Paris (28e) progresse de 6 places par rapport à la précédente édition. « Ces performances encourageantes devraient inciter les grandes écoles françaises à renforcer leur coopération avec les laboratoires universitaires pour muscler leurs travaux de recherche. Et encourager les universités à s’appuyer davantage sur les grandes écoles pour renforcer encore plus l’employabilité et le savoir-être de leurs diplômés. Et ainsi faciliter leur intégration dans l’entreprise », conclut Laurent Dupasquier.

Et vous, quel a été votre parcours scolaire ?

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