Talentéo a pour objectif de mettre en lumière les parcours inspirants de professionnels en situation de handicap. Aujourd’hui, nous sommes partis à la rencontre d’Alice MARAIS, conseillère clientèle particuliers en alternance à la Caisse d’Epargne Loire-Centre (CELC). Elle revient avec nous sur son parcours, sa réorientation et son métier dans la banque.
Pouvez-vous nous présenter votre parcours avant d’intégrer la CELC ?
À l’origine, mon projet professionnel était tout autre : je rêvais de devenir ingénieure en sport automobile. J’avais d’ailleurs intégré la seule école d’ingénierie de sport automobile en France. Malheureusement, une maladie a bouleversé mes plans.
Après un BTS, j’ai découvert le milieu bancaire grâce à des stages dans une autre entreprise du secteur. Ces expériences m’ont confortée dans mon choix : la banque allie analyse, stratégie et relation client, des aspects qui me passionnent.
Comment avez-vous basculé du sport automobile vers la banque ?
Il y a eu au départ une grande part de déception, bien sûr. Se dire que je ne ferais pas le tour du monde toute l’année dans le milieu du sport automobile, c’était difficile. Cependant, très vite, je me suis dit : « Ce n’est pas grave, je vais faire autre chose. »
Je savais que je pourrais rester proche de ce sport et de ce métier, mais d’une autre manière. J’ai donc choisi de me tourner vers ma seconde passion : les chiffres et le contact humain.
Ce virage s’est fait naturellement. Beaucoup de membres de ma famille travaillent dans le secteur bancaire, j’ai été encouragée par leur passion. Je me suis donc lancée, et j’ai effectué un stage. Alors que j’avais encore quelques hésitations, ma maître de stage m’a dit : « Alice, tu es faite pour ça ! »
Aujourd’hui, je suis en Bachelor Banque et Assurance au sein de la Caisse d’Epargne Loire-Centre, tout en poursuivant mes études à l’ES Banque d’Orléans.
Qu’est-ce qui vous a attirée vers la Caisse d’Epargne Loire-Centre ?
J’ai été séduite par son modèle coopératif, que j’avais apprécié lors de mes précédentes expériences. Je voulais explorer d’autres façons de travailler et élargir mes compétences. La Caisse d’Epargne Loire-Centre m’a offert cette opportunité, avec une approche humaine et des produits variés.
Quelles sont vos missions au quotidien ?
Mes journées sont variées : gestion administrative, mise à jour des dossiers clients, et beaucoup d’accueil, surtout en ce moment. Je participe également à des rendez-vous, souvent en binôme, et je commence à en mener en autonomie.
Mon activité est particulièrement axée sur l’assurance-vie, l’épargne à long terme et les crédits. Apprendre à monter des dossiers de crédit est un défi complexe, mais passionnant !
Je souhaite dès la fin de l’année me spécialiser en gestion de patrimoine ou auprès de la clientèle professionnelle. Ainsi, j’ai déjà fait une demande pour être admise en master Gestion de Patrimoine et poursuivre mon apprentissage au sein de la CELC dès la rentrée prochaine.
Retrouvez-vous des points communs entre le milieu bancaire et le sport automobile ?
Absolument ! Dans les deux domaines, il y a toujours une certaine exigence, celle de proposer le meilleur accompagnement à nos clients ! J’aime beaucoup cet aspect. En sport automobile, il s’agissait de définir la tactique à adopter pendant un Grand Prix pour garder une avance sur les concurrents, en tenant compte de la météo, de la température, de la réaction de la voiture et du ressenti du pilote.
En banque, c’est similaire : chaque situation client est unique. Il faut analyser les données, adapter sa stratégie et anticiper les besoins, comme on le ferait pour un Grand Prix. C’est donc cette dimension d’analyse statistique et tactique que je retrouve !
Comment votre handicap influence-t-il votre quotidien professionnel ?
Mon handicap m’empêche de rester trop longtemps assise ou debout. Je dois bouger régulièrement pour éviter la fatigue. Heureusement, mon poste est aménagé : bureau réglable en hauteur, siège ergonomique, souris adaptée… Ces ajustements me permettent de travailler efficacement dans de bonnes conditions.
Vos collègues sont-ils au courant de votre handicap ?
Oui, tout à fait. Cela s’est fait naturellement : un jour, en allant chercher mon traitement à la pharmacie voisine, ils m’ont posé des questions. Je leur ai donc expliqué que j’avais besoin d’un traitement de fond et que cela pouvait parfois impacter mon quotidien, même au travail. Depuis, ils prennent vraiment en compte mes besoins.
De quelle manière la Mission Handicap de la CELC vous a-t-elle accompagnée ?
Deux semaines après mon embauche, la Mission Handicap m’a contactée pour évaluer mes besoins. Ainsi, à la suite d’une étude ergonomique, les aménagements ont été mis en place rapidement.
Comment avez-vous découvert l’importance de la RQTH pour votre parcours professionnel ?
Quand je suis tombée malade, j’étais en études classiques, sans alternance. En faisant un dossier auprès de la MDPH pour obtenir une reconnaissance de handicap, on m’a attribué une RQTH. On m’a expliqué que ce document m’aiderait pour mon insertion dans le milieu professionnel. Je ne savais pas que c’était aussi utile, mais cela s’est révélé précieux pour mes aménagements de poste et mon évolution.
Quel message souhaitez-vous transmettre aux personnes en situation de handicap qui hésitent à se lancer dans la banque ?
Ne vous limitez pas ! Le handicap ne doit pas être un frein. Si vous êtes passionné, il y aura toujours quelqu’un pour vous accompagner. La banque est un secteur ouvert, dans lequel on peut s’épanouir malgré les défis.
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