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Et si la loi handicap du 11 février 2005 était appliquée jusque dans les moindres recoins de la fonction publique ? C’est la question que s’est posée Alexandre Philip, acteur, réalisateur et scénariste de la websérie « Handicops ». Retrouvez-le dans un cop show qui vous fera mourir de rire où les courses-poursuites en fauteuil roulant sont choses courantes. Pour Talentéo, il a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions et nous en dit plus sur cette nouvelle websérie aussi touchante que drôle !

Pouvez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?

Je suis Alexandre Philip, je suis comédien de formation. Lors de celle-ci, j’ai rencontré Samuel Bodin. Ensemble, nous avons écrit des pièces de théâtre et même des courts-métrages. J’ai donc mis le pied à l’écriture assez tôt, dès mes premières années de conservatoire. C’est grâce à cela que, petit-à-petit, nous avons créé une première série, Lazy Company, en 2012. Il s’agissait d’une comédie d’aventure réalisée pour OCS. C’est ce qui a fini de me mettre le pied à l’étrier, non seulement en tant qu’acteur, mais aussi en tant que scénariste. Depuis une dizaine d’années, je porte donc une casquette de scénariste et une autre d’acteur.

J’ai aussi une troisième casquette, celle de réalisateur. En effet, j’ai réalisé un premier court-métrage il y a 2 ans. D’ailleurs, pour Handicops, je suis auteur, réalisateur et comédien !

Pouvez-vous nous en dire plus sur la websérie Handicops ?

Il s’agit d’un programme court de comédie. Il répond à une demande de l’antenne de France 3 Centre Val-de-Loire. Handicops est donc un Cop Show avec des policiers en situation de handicap.

J’ai imaginé le projet sous plusieurs angles. Tout d’abord, je me suis demandé, 10 ans après « Vestiaires », quelle était la prochaine étape ? Si nous voulons faire de la comédie autour du handicap, que pouvons-nous raconter de nouveau ? « Vestiaires » était là pour raconter le quotidien, banaliser le handicap à la vue de tout le monde sur une antenne.

C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il fallait aller plus loin. Il y a énormément de comédiens en situation de handicap. Je voulais donc créer une fiction dans laquelle ils ne seraient pas cantonnés à un rôle dans un medical drama ou une œuvre très sociale. Pour moi, aller plus loin, c’était écrire des rôles pour des comédiennes et des comédiens en situation de handicap, des rôles que l’industrie cinématographique ne leur propose jamais.

Je me suis donc imaginé ce que pouvait être une course-poursuite avec des gens en fauteuil roulant, une fusillade avec des agents de police qui ont du mal à tenir leur arme ou même ce qu’est une enquête avec un policier non-voyant. Ce sont autant de situations créatrices de comédie et qui permettent de montrer que, même avec un acteur en situation de handicap, il est possible de réaliser une scène de cascade.

C’est une manière de banaliser, mais à un autre niveau, de se dire que maintenant nous pouvons aller encore plus loin dans ce genre de composition.

En outre, j’ai décidé de ne travailler qu’avec des acteurs de formation. Je voulais donner la chance à tous ces comédiens et comédiennes qui sont rentrés dans une école.

Je me suis également amusé dans mon histoire ! En effet, le point de départ d’Handicops est une nouvelle élection présidentielle où nous aurions une Présidente de la République. L’une de ses promesses de campagne ? Faire respecter la loi handicap de 2005. Pour elle, l’Etat doit être exemplaire dans cette application, en particulier, dans l’emploi des personnes concernées. C’est ainsi qu’est créée la première brigade composée essentiellement de personnes en situation de handicap.

Vous étiez au festival de la Fiction de la Rochelle, que retenez-vous de cette expérience ?

Cela nous a permis de faire une première projection en public. C’est la première fois que des gens voyaient le projet. Nous n’avons pas remporté de prix, mais nous avons pu avoir des retours et ils étaient très enthousiastes.

J’ai aussi eu de très bons retours sur mes comédiens et comédiennes et j’en suis très heureux. Cela faisait partie intégrante de mon projet. J’ai fait passer les essais à tout le monde et j’ai pris les gens qui correspondaient le mieux à ce que je voulais.

C’était très engageant, car lorsque vous confiez les rôles à ces comédiens, s’ils sont bons, cela peut continuer à créer des vocations. J’espère sincèrement que cela poussera les établissements à accueillir ces comédiennes et ces comédiens.

Quand et où pourrons-nous retrouver les Handicops ?

La diffusion sera sur la plateforme France.tv. Elle sera disponible le 12 novembre, juste avant la SEEPH.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs ?

Mon cheval de bataille c’est de vouloir parler de handicap d’une autre manière qu’à travers le prisme de la bienveillance. Le handicap est souvent abordé via le regard des valides. Avec Handicops, je veux aller plus loin. Pour moi, j’ai des acteurs fabuleux car ils le sont et pas parce qu’ils sont en situation de handicap.

SEEPH : la série Vestiaires vous propose une programmation spéciale !

Comme vous le savez, Alexandre Philip est également un membre historique de la troupe Vestiaires. D’ailleurs, pour la Semaine Européenne de l’Emploi des Personnes Handicapées, vous pourrez le retrouver pour une programmation spéciale de la série. Ainsi, du lundi 14 novembre au dimanche 20 novembre à 5h55 et 13h55 découvrez chaque jour un épisode avec, comme guests stars, Théo Curin, nageur handisport ayant participé au Jeux Paralympiques de Rio en 2016, et même la championne handisport multi-médaillée paralympique, Ludivine Loiseau.

Vous avez envie de suivre les aventures de cette brigade si particulière ? Alors RDV sur France.tv dès le 12 novembre pour visionner le premier épisode ! Vous avez envie d’en savoir plus ? Posez-nous vos questions directement sur nos plateformes sociales.

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