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Êtes-vous plutôt intuitif ? Ou ne vous lancez-vous dans une action qu’après avoir soigneusement étudié les tenants et aboutissants ? Il faut le savoir. Parce que si votre intuition est très mauvaise, autant vous mettre à l’étude. Twitter n’est pas un terrain de jeu, malgré son graphisme et son architecture ludiques, adulescents, addictifs.

La limite de 140 caractères peut vous inciter à dire tout, et surtout n’importe quoi. A moins que vous ne soyez un artiste, un philosophe, ou un savant fou, ou encore que vous utilisiez un pseudonyme vous garantissant l’anonymat, ne vous laissez pas emporter par sa simplicité technique d’utilisation. Ne soyez pas un fou de la gâchette.

Parce que si vous voulez que Twitter vous serve effectivement à quelque chose, il faut savoir vous servir de Twitter. Pour cela, si vous êtes un peu frileux, commencez par utiliser un pseudonyme, que vous pourrez changer en 3 clics une fois la chose maîtrisée (n’oubliez pas d’effacer les tweets « ratés » avant de publier sous votre nouveau nom).

Certains d’entre nous savent très bien interagir sur Twitter. Presque naturellement. Êtes-vous de ceux-là ? Facile à découvrir. Vous serez très à l’aise sur Twitter, et vous obtiendrez de très bons résultats, si dans la vie réelle :

  • Vous avez naturellement structuré votre entourage : famille, amis proches, collègues, copains, connaissances, têtes connues. Notre cerveau serait prévu pour entretenir un réseau de 150 « copains ». Vous avez peu d’amis, quelques copains, et un tas de connaissances ? Bingo.
  • Demander des nouvelles à vos connaissances est quelque chose que vous faites sans vous mettre d’alerte sur votre iphone. Si, si.
  • Vous retenez sans vous en rendre compte les noms des personnes, et ce qu’ils font dans la vie.
  • Vous êtes quelqu’un d’équilibré. Vous avez un ego de taille normale. Vous écoutez autant que vous parlez. Vous racontez les anecdotes d’autres personnes autant que les vôtres. Vous aimez inviter chez vous, mais aimez sortir chez vos amis. Pas tous. Seulement ceux chez qui vous vous sentez bien.
  • Vous ne vous présentez pas en jogging à un entretien d’embauche. Mais vous n’allez pas non plus faire le repas dominical en famille en queue de pie.
  • Vous ne parlez pas de vos histoires de lingerie à votre crémière, ne racontez pas votre grossesse à votre boss, ni ne racontez en long et en travers les péripéties du dossier « propalourde » à votre maman.
  • Vous respirez entre vos phrases. Beaucoup. Mais pas trop.

Ne paniquez pas. Si vous n’êtes pas de ceux-là, il y a des solutions plus réfléchies :

  • Classez vos contacts par catégorie. Choisissez vos interlocuteurs en fonction de ce qu’ils vous apportent, de vos affinités. Equilibrez les relations. Ne retweetez pas quelqu’un pour qui vous faites simplement partie du paysage. N’ignorez jamais quelqu’un qui vous suit activement. Proposez-leur de les mettre en valeur comme ils le souhaitent.
  • Chouchoutez vos plus précieux contacts. Si #FF ne vous rappelle rien du tout, allez voir par ici. Mais le minimum, c’est de suivre quelqu’un qui vous retweete.
  • Dans votre classement de contacts, répertoriez les noms, les fonctions, les têtes. Il est fort probable que vous ayez à rencontrer un abonné Twitter en face à face.
  • Publiez autant de tweets personnels que de retweets intéressants. Si, si. Il y en a.
  • Sachez vous présenter ! Qu’est-ce que mon interlocuteur cible veut savoir de moi ? Quelle photo ? Quelle description ?
  • Sachez ce que vous voulez dire, ça vous évitera de partir dans tous les sens et de lâcher entre deux tweets sérieux un : « L.N. me fait doucement rigoler avec ses histoires de coucheries. Tout le monde sait qu’elle n’est pas farouche chez Cola Cola ».
  • N’envoyez pas 10 tweets par heure ! Faites la différence entre ce qui est important, attendu, ou pas. Sinon, on vous prendra pour un(e) maniaque du tweet, et on vous bannira de toute bonne tweet liste qui se respecte.

« A l’heure du web dit « social » il est difficile de mettre totalement de côté l’intuition : les gens interagissent entre eux et avec vous, il est donc important de garder une certaine spontanéité et d’être prêt à réagir rapidement. Malgré tout, il est nécessaire de garder un cadre et une ligne de conduite (éditoriale, de fréquence, de ton, etc…) car  comme toute opération de communication, on a besoin d’une trame et d’un plan stratégique à suivre. Je dirais que c’est ce que le web a d’excitant et aussi de frustrant : on prépare des choses, on planifie, mais au final c’est à la réaction des internautes qu’il faudra s’adapter. Je pense que la stratégie à réfléchir (au delà du plan de comm, de publication, de fréquence, etc…) c’est surtout de bien définir le ton et l’image du compte Twitter. De cette façon, la personne en charge du compte s’approprie ses valeurs et le ton et sera en mesure de répondre de façon intuitive, mais pas avec son intuition à lui, mais avec l’intuition qui correspond à l’image attendue du compte. »

Léa GAGET, Community Manager/Graphiste chez Alcimia, Agence conseil en RH, communication, social média  & webmarketing.

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