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Timothée Adolphe, coureur paralympique a également une autre passion… Le rap, qu’il utilise pour sensibiliser sur le handicap. Une belle manière de briser les clichés auprès du grand public ! Talentéo se concentre aujourd’hui sur cet athlète passionnant également artiste engagé !

Le Guépard Blanc

Timothée Adolphe a découvert l’athlétisme paralympiques grâce aux Jeux Paralympiques d’été de 2000. C’est notamment en regardant concourir l’athlète Aladji Ba qu’il développe l’envie de pratiquer l’athlétisme handisport. Néanmoins, la difficulté de trouver un club prenant en charge cette pratique sportive après un déménagement ne lui permet pas de vivre sa passion pleinement. Après avoir pratiqué le Torball pendant plusieurs années, il retourne à l’athlétisme en 2011 suite à sa rencontre avec le vice -champion du monde sur 800m Arthémon Hatungimana. C’est d’ailleurs ce dernier qui lui donne son surnom de « Guépard blanc » en 2013.

Crédit Photo : France Paralympique

Un athlète renommé

Depuis les championnats du monde en 2013, Timothée Adolphe à concouru dans un nombre important de compétitions : Il obtient l’or plusieurs fois, en 2014 aux championnats d’Europe à Swansea, dans les épreuves du 200m et du 400m. En 2016 aux championnats d’Europe de Grosseto, dans les épreuves du 100m et du 200m. Il remporte également la médaille pour le 400m et la médaille d’argent pour le 100m en 2019, lors des championnats du monde de Dubaï. Enfin, il obtient la médaille d’argent pour le 100m lors des Jeux Paralympiques de Tokyo cette année.

La musique, une passion complémentaire

Pour Thimothée Adolphe, la musique a toujours occupée une place importante. Passionné de hip hop et de rap, il écrit ses premiers textes dès l’âge de 13 ans. l’athlète a notamment fait parti d’un groupe appelé TMRIT, mais a souhaité se concentrer davantage sur son entrainement sportif. Toutefois, ses artistes préférés sont toujours avec lui. Il cite notamment Sinik, Youssoupha et Disiz côté français, Roddy Ricch et Polo G côté US. La musique est pour lui : « une manière de s’oxygéner, de ne pas avoir la tête à 100 % dans le guidon ».

En 2020, il publie le single « La banane  », en référence au fait de garder le sourire mais également pour dépasser certaines images liées au handicap. Dans ce morceau, il parle de sa vie et de son histoire. Il explique entre autres : «  Les gens me demandent souvent comment je suis devenu aveugle. Alors, je me suis dit, plutôt que de le répéter, pourquoi ne pas écrire un morceau où j’explique les choses simplement. Et puis, souvent on a aussi cette image où les gens se disent « il est handicapé, le pauvre… ».

Dépasser les clichés du handicap par le rap

La cécité de Thimothée Adolphe n’a pas émoussé sa volonté de se dépasser ni sa détermination. Le rap est également pour lui une façon d’expliquer son point de vue et d’informer le public. Pour ce sprinteur : « ma déficience visuelle n’est pas un handicap, c’est une différence ni plus ni mois. Et à partir de là, c’est à nous d’en faire une force ».

Il sort « Olympe II » en septembre dernier. Dans ce morceau, il dit souhaiter partager et raconter les moments vécus pendant les Jeux : « Les Jeux sont un moment de partage et je voulais raconter ces moments, que ce soit dans la difficulté ou dans la réussite. Il ne faut pas avoir peur de partager ses échecs, car cela peut être enrichissant pour soi et pour les autres ».

Le rap est une passion, un plaisir, mais également une manière de présenter et de sensibiliser autour du handicap  : « Ça pourrait me permettre de financer ma carrière sportive, même si j’ai la chance de faire partie des privilégiés car j’ai des partenaires qui me suivent. Cela pourrait aussi me permettre de soutenir d’autres athlètes ou des causes, et de rendre un peu ce qu’on m’a donné, comme à l’Association Les Chiens guides d’aveugles de l’ouest, qui m’a toujours soutenu dans ma carrière sportive. Ça peut être une façon de lui renvoyer l’ascenseur ».

Un Athlète déterminé à sensibiliser

Si l’athlétisme et la musique sont des passions, la volonté de Timothée Adolphe à proposer une sensibilisation autour du handicap ne s’arrête pas à ces deux sujets. Il est en 2016 le sujet d’un livre de Redwan Telha : « Réussir, la détermination de Timothée Adolphe, sprinter ». Dans cet ouvrage, l’auteur dresse le portrait d’un sportif de haut niveau et cherche à montrer les limites des moyens et politiques liées aux handicaps.

La sensibilisation passe aussi par l’écriture d’un one-man show. Après le sport et le rap comme vecteur de transmission, l’humour ! Articulant ses passions et son histoire, l’athlète souhaite continuer à transmettre et sensibiliser sur le handicap : « Pendant plus d’une heure, je vais réunir les trois mondes avec humour, tout en apportant des clés sur le handicap, car beaucoup trop de choses ne sont pas encore connues dans la société à ce sujet. La notion de faire rire peut passer par le texte, les mimiques ou des effets visuels. Et cela est encore plus un pied de nez, car on va se dire ‘le gars ne voit pas mais il va quand même jouer sur ce terrain-là’ ».

Vous pouvez suivre Timothée Adolphe sur sa page Facebook, son Instagram, sa page Youtube et TikTok.

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