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Le handicap dans le viseur du 7ème art! #1

Nous sommes mercredi, jour de sorties! Pour l’occasion, Talentéo vous propose de parler cinéma. Si les films abordant le handicap fleurissent depuis quelques années, « Intouchables » n’était certainement pas le premier monument dédié au sujet. Remontons dans le temps et intéressons-nous aux messages portés par le septième art durant ces dernières années. Moteur! Action!

Cet été, nous vous proposons de revenir sur vos contenus phares du blog talenteo.fr! Article original publié le 21 février 2018.Le handicap dans le viseur du 7ème art! #1

Des films faisant réagir sur les pires stéréotypes

Si aujourd’hui, de nombreux préjugés subsistent malheureusement sur le handicap, il ne faut pas oublier que les pires ne sont pas si anciens. Jusqu’au début du XXe siècle, les « freaks shows » étaient monnaies courantes. Le principe? Exposer les personnes atteintes de pathologies physiques comme des curiosités. Avec l’avancée des recherches scientifiques, ces stéréotypes sont heureusement tous tombés et ces types de spectacles ont été interdits.

Quelques films ont décidé de dépeindre cette période de l’histoire. C’est le cas tout d’abord de « La Monstrueuse Parade » de Tod Browning. Réalisée en 1932, cette oeuvre nous plonge dans le quotidien d’un cirque avec pour personnages principaux des personnes en situation de handicap physique. D’abord décrié, car sorti dans une époque où la pratique existait encore aux Etats-Unis, le film est aujourd’hui devenu un grand classique.

Un autre film incontournable sur cette thématique est certainement « Elephant Man ». Oeuvre culte de David Lynch sortie en 1980, celle-ci retrace la vie de Joseph Merrick, un jeune homme atteint du syndrome de Protée. Cette maladie génétique rare provoque un certain nombre de malformations qui valurent au protagoniste d’être exploité et exhibé dans des foires. 

Sur fond de comédie musicale, « The greatest showman » apporte également sa contribution pour raconter cette période. Le film met en scène Hugh Jackman dans le rôle de Phineas Taylor Barnum, entrepreneur et créateur d’un cirque dédié aux fameux « Freaks shows ». Si cette oeuvre est jugée moins réaliste, car très (trop?) romancée, par les critiques, elle en reste tout de même intéressante pour en apprendre plus sur cette période de l’histoire.

En parallèle de ces films d’autres voient le jour, dénonçant des préjugés alors beaucoup trop présents. C’est le cas par exemple du film « Johnny Belinda », réalisé par Jean Negulesco et sorti en 1948. Dans celui-ci, un père considère sa fille sourde comme une personne idiote et la maltraite faute de parvenir à communiquer avec elle. Si nous ne vous dévoilerons pas le dénouement, nous tenons tout de même à vous prévenir de la dureté de l’histoire qui est racontée ici.

Du tragique à l’humour

Ces dernières années, le regard sur le handicap a progressivement évolué dans notre culture, mais aussi au cinéma qui nous propose drames et comédies. Parmi-eux, l’incontournable « Forrest Gump » de Robert Zemeckis dans lequel Tom Hanks incarne un jeune homme autiste participant malgré lui à l’histoire avec un grand H. L’originalité de cette oeuvre est qu’elle ne traite pas du handicap, mais nous présente le monde dans les yeux d’une personne différente. Le tout avec beaucoup de justesse et de poésie.

D’autres films vont également nous montrer l’importance du regard des autres. C’est le cas notamment du désormais culte « Intouchables »,  de « De Rouille et d’Os » ou plus récemment de « Patients ». Dans chacun d’eux, les protagonistes ont acquis leur handicap à la suite d’un accident de la vie et ne l’acceptent pas. Ce sont des rencontres qui vont les aider à surmonter la situation.

Certaines œuvres vont favoriser l’humour, tels que le premier film de Frank Dubosc « Tout le monde debout ». Dans celui-ci, l’humoriste incarne un homme sans scrupules feignant une mobilité réduite pour séduire une jeune femme en situation de handicap. Même si la sortie est prévue pour le 14 mars prochain, nous pouvons apercevoir dans la bande annonce une forme d’inversion des rôles. Et oui, en se prenant les pieds dans ses mensonges, c’est le séducteur qui va se trouver en difficulté et donc en situation de handicap! Cela ne vous rappelle rien?

Le cinéma permet également petit à petit d’aborder des sujets jusqu’alors tabous comme la sexualité avec l’excellent « Hasta la vista ». Dans ce film, 3 jeunes en situation de handicap cherchent à avoir leur première relation en parcourant les routes d’Espagne. Ici encore, les protagonistes ne se distinguent pas par leur condition, mais bien par leur personnalité et surtout par leur humour!

D’ailleurs, dans ce registre humoristique, certains films vont parfois plus loin en montrant le handicap comme un avantage! C’est le cas, par exemple, d’American Pie V où une équipe de footballeurs de petite taille bat à plates coutures les protagonistes.

Des styles différents, mais une même ligne directrice

Au final, nous pourrions parler des heures durant du regard porté sur le handicap au cinéma. Avec cet article, nous souhaitons dresser un premier panorama de la manière dont sont abordés les préjugés par le septième art. Dans cette sélection, non-exhaustive, une intention rassemble l’ensemble de ces œuvres: changer le regard porté sur le sujet.

En attristant, en choquant ou en faisant rire, ces films vont mettre en avant qu’une personne en situation de handicap est avant tout… une personne. Même si la pathologie ou les difficultés au quotidien peuvent contribuer à une identité, ce sont les traits de personnalité et les compétences qui comptent. Et c’est bien cela le plus important, surtout dans le monde professionnel!

La parole est à vous! Quels sont les films qui vous ont le plus marqués sur la thématique du handicap? Dites-le-nous dans les commentaires!

Nous espérons que vous avez apprécié ce premier contenu sur le sujet « cinéma et handicap » pour lequel nous avons préféré n’aborder que les films racontant une histoire « réaliste ». Nous vous proposerons cependant un article spécifique sur la représentation du handicap dans les films des genres « science-fiction » et « fantastique ». Restez connectés! En attendant nous vous souhaitons de bonnes séances!

© 2018 Talentéo. Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

Sources: Wikipédia, Allociné, Le Figaro, Sens Critique.

 

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Commentaires (3)

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javabeans

5 mars 2018 - 19 h 11 min

Déjà que le viseur nest pas « top », mais en plus sil reste aussi petit il se tire une balle dans le pied, quand on a mis ses yeux dans le viseur dun Panasonic GX8 ou G9, revenir a un viseur aussi petit est impossible (celui du M5)

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Philippe Manaël

22 février 2018 - 12 h 15 min

Le handicap a été traité au cinéma dès les premiers tours de manivelle, fin 19è. Les malformations physiques, les troubles de la vue, les déficiences mentales, ainsi que d’autres pathologies, ont été souvent le point de départ d’une histoire riche en rebondissements et en quiproquos.

Chaplin a lui-même mis en scène ces différentes particularités, soit pour davantage humaniser son personnage Charlot (quand il tombe amoureux d’une jolie fleuriste aveugle dans « Les Lumières de la ville »), soit pour dépeindre une société enfermée dans des représentations sociales (quand il est touché par une dépression nerveuse dans « Les Temps modernes »).

Le handicap dans le cinéma est loin de dévoiler ses atouts et ses multiples facettes. Depuis le serviteur muet de Zorro, en passant par les membres amputés dans « Star Wars » (sans jamais mentionner le mot tabou « handicap »), jusqu’aux séries télévisées qui évoquent les maladies et le handicap sans pudeur, entre rechutes et guérisons dans « Les Bracelets rouges », cela prouve que ce sujet est inépuisable et qu’il est source d’histoires émouvantes, parfois insouciantes, souvent dramatiques, mais toujours ancré dans notre société contemporaine.

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    Baptiste Juppet

    6 mars 2018 - 11 h 11 min

    Bonjour Philippe,

    Merci pour ces précisions ! 🙂

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