Le sport est une thématique récurrente chez Talentéo. Et avec l’approche des Jeux paralympiques de Paris 2024, le handisport n’a jamais autant fait parler de lui ! Ainsi, ce début décembre a été lancé le dispositif « club inclusif » qui a pour but de rendre 3000 clubs para-accueillants d’ici 2024. Impossible ? Pas du tout ! Talentéo vous en dit plus sur le sujet !

Un dispositif nouveau et ambitieux

L’objectif est pour le moins ambitieux : former d’ici 2024, 3000 clubs sportifs à l’accueil des pratiquants en situation de handicap. Certes, le club inclusif n’est pas une nouveauté en soi. Il en existe déjà, mais ils sont encore trop peu nombreux et souvent fruit d’une initiative isolée de fédération sportive.

Ici, ce programme, lancé par le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), soutenu par l’État et le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, en collaboration avec les Fédérations Françaises Handisport (FFH) et Sport Adapté (FFSA), consiste à développer les clubs para-accueillants de manière pérenne, et de les inclure dans un réseau national de partage et d’entraide.

Handicap et sport : des chiffres édifiants !

Un vrai manque qu’il fallait combler. 48 % des personnes en situation de handicap ne pratiquent pas d’activité physique et sportive alors qu’elles sont 90 % à penser que cela reste essentiel. Les raisons invoquées ? 34 % d’entre elles déclarent avoir eu des difficultés pour pratiquer parce qu’elles ne trouvaient pas de club adapté. Ainsi, ce dispositif répond à une réelle demande.

En outre, 26 %, quant à elles, ne pratiquent aucun sport par « crainte du regard des autres » (source : par l’Observatoire de Recherche sur les Méga-Evènements en 2019). Reste à charge au Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de lever ce second frein. Comment ? Grâce à sa volonté toujours plus affirmée d’offrir une meilleure visibilité aux parasports à travers notamment la cérémonie des Jeux Paralympiques le 28 août 2024, qui se tiendra place de la Concorde, en plein cœur de Paris.

Une formation prodiguée par des spécialistes

­­Néanmoins, le chemin est encore long. D’abord, ce dispositif présente un volet « sensibilisation » auprès de clubs, identifiés au préalable par les collectivités locales ou qui se seront portés volontaires.

« Cela consiste en une formation non certifiante de cinq jours pour les entraineurs et trois pour les directeurs de club » détaille Élie PATRIGEON, Directeur Général du Comité Paralympique et Sportif Français, « Nous, nous chargeons de la partie généraliste comme les politiques publiques, les financements, les outils… Les Fédérations Françaises Handisport (FFH) et Sport Adapté (FFSA), quant à elles, apportent leur expertise sur le champ du handicap en matière de pratiques sportives », et lui d’ajouter « Nous avons à cœur de créer des passerelles entre les spécialistes des milieux spécifiques et les services non-spécialistes et les milieux ordinaires ».

Un héritage laissé par les Jeux Paralympiques

Les stagiaires seront par la suite invités à rencontrer des publics en situation de handicap, car, explique Élie PATRIGEON « cela permet de se mettre en situation, se mettre dans un univers de pratiques sportives avec des personnes qui sont elles-mêmes concernées ». Ensuite, les clubs seront référencés sur la plateforme ministérielle, HandiGuide. Ainsi, l’accès aux pratiques sportives s’en verra facilité.

C’est la même ambition à la direction Impact et Héritage de Paris 2024. « Notre objectif principal, c’est qu’après Paris 2024, nous laissions en legs la pratique du sport pour les personnes en situation de handicap » assure sa directrice, Marie BARSACQ, « c’est un outil d’inclusion extraordinaire. C’est aussi bon pour la santé, d’autant que les personnes en situation de handicap sont deux fois plus sédentaires que les personnes valides. »

« Nous allons y arriver, car il est en train de se passer quelque chose ». 

Tout ceci sera possible grâce à l’implication des collectivités territoriales, qui doivent être motrices. Cependant, sur cette question, Élie PATRIGEON apparait confiant : « elles ont envie d’embarquer dans l’histoire de Paris 2024. Nous, nous leur disons que l’histoire de Paris 2024, c’est l’évènement en tant que tel certes, mais c’est d’abord l’impact positif que cela peut avoir sur la société, notamment sur la question du développement des sports et des parasports ».

Il note d’ailleurs que depuis la loi de 2005, sur l’accès à la pleine citoyenneté « il y a une impulsion politique forte et une prise de conscience de la part des acteurs sportifs qui doivent d’abord répondre à des enjeux de société et à des problématiques de correction des inégalités ». Autant de points positifs qui font dire au directeur du CPSF « Nous allons y arriver, car il est en train de se passer quelque chose ».

Quelques difficultés à contourner

Un optimiste malgré deux défis à relever : trouver 3000 clubs intéressés avec une volonté pérenne. « Nous savons que la vie n’est pas simple aujourd’hui pour un club sportif entre le covid et la recherche de bénévoles… » constate-t-il. « Ils ont parfois l’impression d’avoir un empilement de contraintes. Il ne faut pas que nous soyons considérés comme une contrainte de plus, mais comme une opportunité, une nouvelle forme de pratique ». Autre challenge : le temps. « Les fédérations handisports doivent être armées pour encaisser une telle ambition qui ne s’étend que sur trois saisons sportives ».

Et même si Élie PATRIGEON admet que pour avoir un bon maillage, il faudrait que 10 % des 150 000 clubs existants deviennent para-accueillants, il ajoute « mais si nous parvenons aux 3000 en 2024, cela voudra dire que nous avons réussi à enclencher une dynamique vertueuse et que d’autres suivront ». L’autre vœu : « Que le droit commun en fasse également son projet et fasse en sorte que cela se pérennise ». Le message est passé.

C’est ainsi que le projet Club Inclusif est lancé depuis le début du mois de décembre. Et vous, vous souhaitez rendre votre club de sport inclusif ? Alors n’hésitez pas à vous rendre sur le site du Comité Paralympique et Sportif Français pour en savoir plus ! Vous avez aimé cet article ou avez des questions sur cette initiative ? N’hésitez pas à nous le faire savoir sur nos réseaux !

Crédit Photo : Comité Paralympique et Sportif Français

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