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Dans une interview accordée au Figaro, La ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti déclare « La formation des personnes handicapées est un enjeu majeur » et pourtant, difficile de s’y retrouver dans la jungle des formations possibles, handicap ou pas !  En effet, la France accuse un certain retard en matière de formation professionnelle. Talentéo et Amallia reviennent pour vous sur les principaux dispositifs en place. En situation de handicap, des dérogations et dispositifs spéciaux peuvent s’appliquer.

Le contrat d’apprentissage de 16 à 99 ans et plus !

En effet, pour les personnes en situation de handicap, ce dispositif de formation s’applique à partir de 16 ans et sans âge limite. L’alternance permet d’alterner des périodes de formation théorique dans le centre de formation et de formation pratique, en entreprise. Le CDD peut être un contrat de professionnalisation (sanctionné par l’une des qualifications visée à l’article L.900-3 du code du travail) ou un contrat d’apprentissage (sanctionné par un diplôme ou un titre professionnel).

Les deux dispositifs peuvent être mis en place dans le cadre d’une licence professionnelle. Tandis que le contrat d’apprentissage peut être signé pour une durée de 1 à 3 ans, seule une durée de 12 mois est retenue pour le contrat de professionnalisation qui peut également être conclu en CDI.

Les secteurs porteurs de l’alternance ? L’industrie malgré la mauvaise image dont elle souffre parfois à tort mais aussi, traditionnellement, l’hôtellerie-restauration.  La banque et l’assurance sont également un recours non négligeable aux alternants tandis que le commerce et l’artisanat restent des secteurs prisés.

Et après ? L’alternance est un bon moyen d’aboutir à un contrat plus pérenne en sortie d’études, dans le meilleur des cas. S’il n’y a pas d’opportunité dans l’immédiat, pas de panique : les alternants sont un vivier de choix pour les entreprises qui connaissent déjà les candidats et ont des références fiables en main si une place se libère.

La VAE ou validation des acquis : transformer votre expérience en diplôme

La VAE vous permet de valider un diplôme en fonction de votre expérience professionnelle. Sur un marché où le diplôme reste décisif, la démarche peut avoir un intérêt certain en termes d’employabilité. Pour tout savoir sur la VAE, vous pouvez vous rendre sur le portail web mis en place ou dans le centre information conseil le plus proche de chez vous. Les certifications concernées par la VAE vont des diplômes nationaux à des titres d’ingénieurs en passant par des diplômes d’écoles de commerce et de management. La VAE est accessible à partir de 3 ans d’expérience professionnelle. Elle est accordée sur dossier par un jury soit totalement, soit partiellement et le candidat doit valider un contrôle complémentaire.

La VAE a un coût : plusieurs acteurs peuvent contribuer à son financement, notamment l’Etat, le Fongecif, voire l’employeur si elle est inclue dans son plan de formation. Il est d’ailleurs possible de prendre un congé pour effectuer sa VAE lorsque l’on est salarié ou encore de la faire hors temps de travail.

Si la VAE peut marquer le tournant d’une carrière, elle doit cependant être envisagée posément : en effet, les deux-tiers des candidats abandonnent avant la fin de la procédure, la formation étant jugée souvent trop longue. Il faut donc prendre son mal en patience et veiller à bien se faire accompagner tant dans le choix de faire une VAE en lui-même que dans le choix du diplôme à valider. N’hésitez pas à prendre plusieurs avis et à bien vous documenter !

Le CIF ou Congé Individuel de Formation

Le CIF permet à un salarié en poste de s’absenter pour effectuer une formation de son choix, qu’elle soit en continuité avec son emploi actuel ou qu’il s’agisse d’une reconversion. La durée autorisée d’absence est de 1 an pour un stage à temps plein à 1200H sur du temps partiel. Cependant, l’employeur peut accorder une durée plus longue.

Pour les conditions d’accès, le CIF est accessible au salarié qui a 24 mois d’ancienneté consécutifs ou non, ou 12 mois dans la même entreprise. L’employeur ne peut refuser le CIF à son salarié mais il peut en reporter le début sous certaines conditions. Le CIF est financé par le Fongecif ou les OPCA. Les frais peuvent être pris en charge en totalité ou partiellement.

Le salarié de retour de CIF peut postuler en interne à un poste en rapport avec sa nouvelle qualification mais l’employeur n’est pas tenu de lui donner le poste. Le CIF est intéressant dans le sens où un salarié peut l’utiliser pour valider un diplôme et favoriser son employabilité, en interne comme en externe.
Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive et reprend les principaux dispositifs de formation existants. N’hésitez pas à consulter l’ensemble de vos possibilités sur le portail de l’emploi et de la formation professionnelle.

Quels secteurs, quels profils sont les plus recherchés ?

Ingénieurs, cadres et ouvriers de maintenance sont particulièrement recherchés dans l’industrie, notamment l’aéronautique,  tandis que l’hôtellerie-restauration fait également partie des secteurs en tension. Commerciaux et technico-commerciaux sont très recherchés par les entreprises, de même que les profils de techniciens.

Pensez aux secteurs de la transition énergétique qui ont de beaux jours devant eux !

Cet article a été réalisé dans le cadre de la collaboration de Talentéo et de la mission handicap d’Amallia, acteur du logement solidaire engagé dans une démarche en faveur de la diversité tant pour le recrutement de ses salariés que pour leur maintien dans l’emploi.

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