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Jeudi 9 et vendredi 10 juin se tenait le Handisport Open Paris au stade Charléty à Paris, après plus de deux ans d’absence. Idéal pour rencontrer des para-athlètes du monde entier, le HOP 2022 a été aussi l’occasion de sensibiliser la jeune génération au handicap et permettre de dépasser les préjugés. Guislaine Westelynck, présidente de la Fédération Française Handisport, et Guy Tisserant, trésorier adjoint de la FFH nous en disent plus sur le sujet.

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Je suis Guislaine Westelynck, présidente de la Fédération Française Handisport. Je suis membre du comité directeur et vice-championne du 100m nage libre aux jeux paralympiques de Séoul en 1988.

Je suis Guy Tisserant, trésorier adjoint de la FFH et membre du bureau directeur. Je suis élu en charge des partenariats, de l’événementiel, des formations et de l’emploi. Je suis également ancien sportif de haut niveau puisque j’ai participé 4 fois aux jeux paralympiques en tennis de table. J’ai d’ailleurs été 4 fois médaillé d’or aux jeux, 3 fois médaillé d’argent et numéro 1 mondial de 1992 à 1998.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la FFH ?

G.W. : C’est une fédération sportive avant tout. Nous sommes comme toutes les autres fédérations. Nous proposons des activités physiques et sportives aux personnes en situation de handicap physique ou sensoriel. C’est une fédération qui a vu le jour officiellement en 1977 et est née de la fusion de 2 fédérations déjà existante depuis les années 60.

Le HOP qu’est-ce que c’est ?

G.T. : Il s’agit d’une très grosse manifestation d’athlétisme handisport, de para athlétisme qui se déroule une fois tous les ans habituellement. C’est un critérium international d’athlétisme. Néanmoins, il n’a pas eu lieu ces deux dernières années à cause de la COVID et n’aura pas lieu en 2023 à cause des Mondiaux d’athlétisme. C’est un des plus grands tournois au monde et cette année en particulier puisque nous avons plus de 700 participants et plus de 57 pays représentés, ce qui ne nous était jamais arrivé.

Cela s’explique car nous organisons les championnats du monde d’athlétisme l’année prochaine. De plus, il va y avoir les Jeux de Paris 2024. C’est pourquoi, certaines délégations, qui n’étaient jamais venues, ont tenté l’aventure HOP 2022 comme, par exemple, les Etats-Unis.

Quel est le rôle de la FFH dans l’organisation du HOP ?

G.T. : C’est nous qui organisons tout de A à Z. Pour l’occasion nous avons des partenariats avec la Fédération Française d’Athlétisme, en particulier pour les officiels qu’ils mettent à notre disposition. Néanmoins, pour l’organisation elle-même, c’est notre équipe événementielle qui s’occupe de tout. D’ailleurs, je suis l’élu de référence de ce type d’organisation.

Pourquoi avoir décidé d’allier le HOP à un événement de sensibilisation ?

G.T. : L’idée, c’est que le sport est un excellent outil de changement de regard. La Fédération œuvre beaucoup dans cette approche du changement de regard pour modifier un peu certains préjugés sur le handicap. Nous voulons montrer que si nous compensons les conséquences du handicap des personnes, ils peuvent être très performants.

De plus, le sport étant un excellent levier de sensibilisation. Nous utilisons de plus en plus les compétitions que nous organisons comme vecteur de changement et de sensibilisation de l’ensemble du public. D’ailleurs, cette année, plus de 9000 personnes sont venus et notamment des écoles qui ont assisté à nos ateliers de sensibilisation au handisport.

Enfin, notre raison d’être est de permettre à toute personne en situation de handicap de pratiquer le sport dans de bonnes conditions. Nos trois valeurs étant : singularité, autonomie et accomplissement.

Et pour l’année prochaine ?

G.T. : L’année prochaine, nous organisons les championnats du monde d’athlétisme. Nous avons envie de lui apporter une dimension supérieure. C’est pourquoi, là aussi nous allons mettre en place de nombreux outils de découverte et de mise en situation autour de l’emploi et du sport.

Pourquoi ? Parce que l’emploi et le sport ont souvent des synergies. Nous essayons de mettre en place des dispositifs pour renforcer l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap.

Avez-vous envie de faire passer un message à nos lecteurs ?

G.T. : Premièrement, nous recherchons en permanence des bénévoles. D’ailleurs, au mois d’octobre, nous organisons les championnats du monde de cyclisme sur piste qui auront lieu à Saint-Quentin en Yveline.

Puis, au mois de juillet l’année prochaine, nous organisons les championnats du monde d’athlétisme avec 2500 personnes et 1700 sportifs donc plus du double de cette année. Ce sera une compétition sur 9 ou 10 jours qui aura lieu encore une fois au stade Charléty. Donc, si vous avez un peu de temps, venez en tant que bénévole ! Vous verrez, c’est une super expérience !

Et si vous ne pouvez pas être bénévole, venez quand même afin de voir ces sportifs !

G.W. : Notre fédération ne propose pas que du sport de haut niveau. Nous proposons aussi du sport santé car les activités physiques sont très importantes aussi pour les personnes en situation de handicap. Nous proposons donc de la découverte d’activités physiques et sportives quelles qu’elles soient.

Nous souhaitons que les personnes s’accomplissent à travers une activité pour regagner une certaine estime de soi et gagner en autonomie.

Vous avez envie d’en savoir plus sur la FFH ? N’hésitez pas à nous poser vos questions directement sur nos réseaux sociaux !

 

Crédit photo : Fédération Française Handisport // D-Echelard

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