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Souvenez-vous, pendant la 18ème édition de la SEPH, la série « La tête de l’emploi » était sur le devant de la scène. Nous avions rencontré, pour l’occasion, son réalisateur, Gérard Uginet. Il revient aujourd’hui, dans une interview, sur la réalisation d’une série pas comme les autres!

La Tête de l'emploi: Gérard Uginet nous en dit plus!

Bonjour Monsieur Uginet, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pouvez-vous nous en dire plus sur la genèse de la série « La Tête de l’Emploi », mise à l’honneur durant la SEPH? Comment ce projet s’est-il initié?

La série « La tête de l’emploi » est née d’une rencontre avec Jean-François Dando de L’ADAPT à l’occasion d’une manifestation organisée en Ille et Vilaine autour de l’emploi et du handicap.
J’étais moi même en tournage pour une autre émission et nous avons évoqué l’idée de lancer une série sur ce thème. Deux ans après le projet avait pris forme aux côtés de partenaires indispensables: France 3 – Pôle Nord-Ouest – , qui s’est déclarée immédiatement intéressée, et le Crédit Agricole d’Ille et Vilaine (HECA) qui s’est proposé de nous accompagner dans cette aventure.

En novembre 2013, 5 pilotes étaient diffusés sur l’hexagone durant la semaine du handicap et la série était officiellement lancée pour 30 épisodes supplémentaires.

Quelle est, pour vous, la finalité de ces épisodes?

L’objectif est avant tout de donner la parole à des personnes en situation de handicap, en emploi, et de montrer leurs compétences et qualités professionnelles. Souvent lié à un parcours difficile, chaque témoin parle de son travail. C’est avant tout un message sur la nécessité qu’ont chacune de ces personnes de travailler, quel que soit leur handicap, visible ou invisible.

Il était donc important de démontrer par des exemples concrets, en situation, que toutes et tous sont capables de tenir leur place dans les entreprises, quel que soit le secteur d’activité, de services ou d’industrie, voire dans la création de leur propre activité professionnelle.

Avez-vous des anecdotes de tournage à nous raconter?

Celle qui me vient s’est passée lors d’un tournage à Évian. Nous allions ce jour là rencontrer Isabelle qui venait de créer son affaire, un salon de thé restaurant.

Une fois sur place, c’était la panique et l’affolement: la chambre froide était en
panne et une livraison de surgelés venait d’arriver. Ni une ni deux, nous avons enlevé notre matériel et j’ai chargé le maximum de denrées dans notre véhicule pour aller les mettre au frais au domicile d’Isabelle. Ainsi elle pouvait assurer son service, et nous débuter le tournage sereinement…

Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors du tournage?

La principale difficulté est liée à l’organisation des tournages au sein des entreprises qui acceptent de nous recevoir. Bien que nous fondant au maximum dans le décor et nous montrant le plus discret possible, notre présence « perturbe » le fonctionnement le temps d’une matinée ou d’un après-midi.

Dans la majorité des cas tout se passe très bien et c’est aussi dû au temps de préparation et d’échanges préalables pour expliquer mes attentes et mes besoins: organisation de tâches variées condensée sur un court laps de temps, temps de pause souvent décalé, etc.

Pouvez-vous nous en dire plus quant à l’avenir de cette série? Un renouvellement est-il d’actualité?

Nous sommes en préparation d’une « saison 2 » comme on dit en télévision, suite qui devra débuter courant novembre pour une nouvelle série de 30 portraits. Nous allons cette fois-ci nous rendre dans le Nord et l’Est de la France, ainsi qu’en région PACA et certainement dans le Centre. De belles rencontres et de riches échanges à venir, je n’en doute pas…

Un dernier mot pour la fin?

Le plus fort c’est de transmettre l’enthousiasme des personnes rencontrées. Sur les 36 épisodes déjà réalisés, ce qui peut paraître incroyable, c’est qu’il n’y a pas de « redite ».
Chacun apporte un point de vue nouveau, une pierre à l’édifice sur le handicap au travail par le vécu et des histoires personnelles à partager. C’est pour moi une expérience extraordinaire…

Vous avez aimé cet article? Vous avez une question à poser à Gérard Uginet? Faites-le nous savoir !

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