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Le jeudi 24 novembre dernier se tenait la deuxième édition de Sport2Job Marseille à l’Orange Vélodrome en partenariat avec l’Olympique de Marseille, Pôle Emploi, Cap Emploi 13 et l’Agefiph, sous le Haut patronnage du Ministère chargé des personnes handicapées. C’était l’occasion pour L’agenceT by Talentéo de nous présenter des parasportifs de haut-niveau comme Laure-Anne SEYTOR, championne du monde de para-taekwondo. Pour l’occasion, elle a accepté de répondre à nos questions et revient pour nous sur cette expérience.

Peux-tu te présenter et présenter ton parcours ?

Je suis Laure-Anne SEYTOR, j’ai 29 ans. Je suis double championne du monde de para-taekwondo et championne d’Europe.

Actuellement, je suis doctorante en science du mouvement humain et je travaille sur le thème des stéréotypes associés aux personnes en situation de handicap et comment l’activité physique, le sport, peut les modifier.

Pourquoi avoir choisi le para-taekwondo ?

J’ai commencé le taekwondo à l’âge de 3 ans, avec mon père qui avait un club. Je l’ai donc suivi naturellement, en commençant par l’imiter du fond de la salle jusqu’au jour où j’ai eu le droit de m’inscrire officiellement. De plus, j’ai toujours aimé ce sport.

Puis, en 2010 j’ai eu un accident et à la suite duquel j’ai eu mon handicap. Cependant, j’ai tout de même voulu continuer à pratiquer le taekwondo avec les valides. Ainsi, après avoir fait de bons résultats chez les valides, j’ai pu intégrer l’équipe de France de para-taekwondo.

Tu réalises actuellement une thèse sur la sensibilisation au handicap par le sport, peux-tu nous en dire plus sur le sujet ?

Ma thèse s’intitule « Changer les regards sur les handicaps par l’activité physique ». Le but est de tester de façon expérimentale comment l’information sportive peut modifier le regard que la société porte sur les personnes en situation de handicap grâce à l’activité physique.

A terme, l’objectif est de modifier les stéréotypes et tendre vers la diminution, voire suppressions, des discriminations à l’égard des personnes en situation de handicap.

Cette année, tu étais une des marraines de Sport2Job Marseille, qu’as-tu pensé de cet événement ?

J’ai trouvé que c’était un bel événement, bien organisé. L’ambiance était très conviviale que ce soit du côté des entreprises, des partenaires ou même du côté de L’agenceT by Talentéo. J’ai retrouvé la même atmosphère que lors de certaines compétitions, même si l’enjeu sportif n’était pas le même.

De plus, Sport2Job permet de rapprocher le monde de l’entreprise du monde sportif. Selon moi, c’est un lien qui devrait être beaucoup plus mis en avant pour l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Selon toi, le sport permet-il vraiment de faire changer le regard sur le handicap ? Pourquoi ?

Dans mon quotidien, être sportive de haut niveau a été une chance. Cela renvoie d’ailleurs parfaitement à mon sujet de thèse. En effet, à partir du moment où cette information de sportif de haut niveau est présente, le handicap devient alors moins important dans la tête des gens. Ils ne me voient plus comme une personne en situation de handicap, mais plutôt comme une championne.

En outre, pendant mes études, quand j’ai commencé à chercher des emplois et pistes, ce côté sportif de haut niveau a permis de faire changer la perception des gens.

Quelles sont tes prochaines actualités ?

Ma grosse échéance c’est 2024. Il ne s’agit pas des Jeux Paralympiques, mais plutôt de la soutenance de ma thèse. J’espère tout de même pouvoir la mettre en lien avec les Jeux Paralympiques de Paris 2024.

De plus, j’aimerais continuer à faire vivre mon association, le Centre Azuréen de Para-Taekwondo où nous essayons de propager les valeurs du sport que ce soit auprès des personnes en situation de handicap ou des valides. Je voudrais également continuer à intervenir dans les établissements scolaires afin de sensibiliser les plus jeunes au handicap, qu’ils puissent vivre le handicap le temps d’une partie de sport. Je veux casser les préjugés et stéréotypes sur le handicap.

As-tu un dernier message à faire passer à nos lecteurs ?

Mon dernier message est un message d’optimisme. Les manifestations comme Sport2Job permettent de mettre en avant le handicap, mais aussi les compétences aussi bien sportives que professionnelles des participants.

Il faut arrêter de penser que le handicap renvoie à une incompétence qui ne peut pas être modifiée ou est figée dans le temps.

Cette année encore, Sport2Job a été riche en émotions et nous a permis de découvrir de nouveaux talents. Restez avec nous pour découvrir les portraits des autres parrains et marraines de Sport2Job 2022. Vous avez des questions sur Laure-Anne SEYTOR ? Dites-nous en plus sur nos réseaux !

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