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2020 a été une année particulière. De la crise sanitaire mondiale au confinement, notre quotidien a été radicalement bouleversé. Avec une distanciation sociale obligatoire ou encore la diminution des rencontres et des interactions sociales, le nombre de personnes touchées par des troubles psychiques a nettement augmenté. Talentéo fait le point.

La crise sanitaire à l’origine de nombreux maux

Les personnes souffrant de troubles psychiques sont particulièrement vulnérables dans le contexte de la Covid-19. En particulier en cas d’isolement social. Leur état psychique peut en outre être fragilisé par le contexte anxiogène de l’épidémie et des mesures prises pour la contenir. En effet, être enfermé loin de ses proches touche directement le quotidien d’une personne.

Le handicap psychique se développe le plus souvent en cas de gros traumatismes. La plupart du temps, les individus touchés sont confrontés à un événement difficile. Ainsi, les deux confinements et le prolongement des restrictions auraient atteint de plein fouet la courbe des troubles psychiques en France cette année !

Depuis plusieurs mois, de nombreux professionnels de santé avertissent des dangers de la crise sanitaire et des mesures restrictives sur la santé mentale des Français. Selon les chiffres publiés en novembre dernier par Santé publique France, 21 % des Français se disent en dépression. Ce chiffre a doublé en un an.

Comment définir le handicap psychique ?

Souvent, handicap mental et handicap psychique sont associés. Néanmoins, leurs natures sont différentes. La classification internationale des handicaps définit le handicap mental comme « la perturbation du degré de développement des fonctions cognitives telles que : la perception, l’attention, la mémoire et la pensée ainsi que leur détérioration à la suite d’un processus pathologique. »

À l’inverse, dans le cas de troubles psychiques, il n’y a pas de déficience intellectuelle permanente à proprement parler, mais plutôt une difficulté à mettre en œuvre les capacités intellectuelles.

Autre différence, le handicap psychique, contrairement au handicap mental n’est pas la conséquence d’une déficience innée, mais acquise. Ces deux handicaps sont différents et ne s’accompagnent pas de la même manière.

La crise de la COVID-19 a permis de mettre en lumière ce handicap souvent mal compris et peu intégré à notre société. En effet, nombreux sont ceux qui ne voient pas cette pathologie comme un handicap réel. Par ailleurs, ce dernier est soumis à de nombreux préjugés. Cependant, le handicap psychique existe et est définit par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Par ailleurs, l’organisme prévoyait 33 % de personnes touchées par un trouble de la santé mentale en France en 2020.

L’insertion nécessaire en milieu professionnel

Le handicap psychique dépend de la personne concernée. Dans les faits, il peut se traduire de plusieurs façons. La mémoire, la concentration, la vigilance et la cognition peuvent être atteintes. Ainsi, le stress, l’impatience, la fatigue ou les tremblements sont des états qui peuvent toucher la personne concernée.

De nombreux acteurs sont présents pour se mobiliser et accompagner la personne concernée. La Direction des Ressources Humaines (RH), la personne en charge de la mission handicap ou encore les instances représentatives du personnel, sont responsables en interne des adaptations.

Le handicap psychique se caractérise par sa variabilité dans le temps. Certaines personnes, avec un traitement et un suivi adapté, peuvent avoir une vie sociale et professionnelle normale. Ainsi, il est important d’être vigilant sur l’accompagnement dans la durée. De plus, un salarié peut déclarer une maladie au cours de sa carrière. Les démarches de maintien en emploi seront alors essentielles.

Des solutions pour travailler ensemble

En externe, on peut retrouver divers organismes capables de venir en aide aux entreprises. Le Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés (SAMSAH), le chargé de mission OETH, la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), ou encore le Médecin du travail peuvent suivre le salarié.

L’accompagnement ou l’adaptation au niveau des horaires sont des moyens possibles de créer une relation saine et durable. Également, un collaborateur de l’entreprise peut se porter volontaire pour aider. En effet, cette procédure est connue sous le terme d’ « Accompagnant d’un travailleur handicapé ». La personne aura accès à une formation pour mieux comprendre ce handicap.

L’objectif est de favoriser le bien-être de la personne pour finalement mettre en valeur ses compétences ! Grâce aux initiatives, ces personnes peuvent intégrer de façon saine un milieu professionnel et faire briller leurs compétences. 

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