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06MAI 16

Handicap invisible: comment en parler au travail?

Le saviez-vous? 85% des handicaps sont invisibles. Loin du stéréotype du fauteuil, il peut parfois être difficile de faire valoir son invalidité auprès de ses collègues de travail. Talentéo vous propose quelques conseils pour en parler!

Handicap invisible: comment en parler au travail?

Renseignez-vous sur la politique handicap de votre entreprise

Quelle est la politique handicap de votre entreprise? Quelle appétence a-t-elle sur le sujet? Le premier réflexe est de se renseigner. Cela vous permettra d’une part d’en savoir plus sur les actions menées en faveur du handicap par votre employeur, mais aussi d’identifier les bons interlocuteurs.

N’hésitez-pas à utiliser le web et notamment le site carrière de l’entreprise. Ses engagements y seront visibles. Vous pouvez également vous rendre dans nos pages, nous y mettons en avant les actions concrètes de nombreuses structures.

Mettez en avant vos compétences comme vos besoins

Nous vous le disons très souvent, seules les compétences comptent. C’est pour cette raison que votre handicap ne doit pas être un obstacle à votre réussite professionnelle.

Si vous connaissez, malheureusement, votre pathologie par cœur, ce ne sera pas forcément le cas de votre équipe de travail. Sans nécessairement la dévoiler, n’hésitez-pas à parler de vos limites et besoins de compensations. Pour cela adressez-vous en priorité à la Mission Handicap de l’entreprise, c’est elle qui pourra mettre en place des aménagements de postes et sensibiliser vos collaborateurs.

Il est également important d’en parler à votre manager. C’est lui qui vous attribue vos tâches et vous évalue. Il serait dommage qu’il confonde handicap et mauvaise volonté par manque d’informations. Ici encore l’objectif n’est pas d’aborder la pathologie mais bel et bien vos besoins d’adaptations de postes.

En bref, le premier mot d’ordre est la communication. La connaissance de votre handicap, surtout s’il est invisible, ne s’applique pas à tout le monde. Il est important d’informer votre entourage professionnel pour mieux laisser vos compétences s’exprimer.

Ne soyez pas avare en rappels, tout en conservant une certaine pédagogie

Malheureusement vous vivez votre handicap au quotidien, ce qui n’est pas forcément le cas de vos collaborateurs. Si ceux-ci sont désormais au courant, certaines situations pourraient leur échapper.

Vous vous rendez-compte que le matériel qui vous est confié est trop lourd? Vous avez besoin de vous isoler quelques instants par nécessiter? Vous ne comprenez pas vos collègues lorsqu’ils vous parlent sans tourner la tête vers vous? N’hésitez-pas à le dire sur une tonalité informelle. L’objectif n’est pas de faire culpabiliser mais de sensibiliser. L’humour peut d’ailleurs être un excellent vecteur pour se sortir d’une situation inconfortable pour vous comme pour votre collaborateur.

Informez-vous sur les aménagements et alternatives

De nombreuses innovations technologiques apparaissent chaque jour pour tout type de handicap. Ces compensations sont plus ou moins adaptées à votre pathologie et il serait dommage que vous ne bénéficiez-pas de la plus optimale. Pour cela, il est important de vous informer au maximum sur ce qu’il se fait en termes de compensations au travail. N’hésitez-pas à consulter les pages de Talentéo, nous y mettons régulièrement en avant des outils au service du handicap invisible.

Vous avez trouvé l’aménagement qu’il vous faut? Parlez-en à votre médecin du travail et à votre Mission Handicap. C’est cette dernière qui pourra financer en totalité ou en partie cette compensation. D’ailleurs, il peut ne pas s’agir d’un investissement matériel, mais plutôt d’une certaine flexibilité du cadre de travail: télétravail, horaires décalés, disposition du bureau, etc.). Le tout est ici encore…d’en parler!

En résumé, si parler de son handicap invisible peut s’avérer difficile, la communication reste la clé de votre confort au travail. Si vous avez tout à y gagner, c’est également le cas de l’entreprise: en mettant en place les bons aménagements, votre productivité augmentera car vos compétences pourront s’exprimer librement!

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Quels conseils donneriez-vous? Vous êtes en situation de handicap invisible et souhaitez témoigner? Rendez-vous dans les commentaires!

 

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Commentaires (6)

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LyonnaiseDZO

12 mai 2016 - 18 h 58 min

Asperger je ne pouvais pas parler de mon handicap car je l’ignorais. A L’époque meme si je l’avais su je ne sais pas si je l’aurais dit. Personne n’aurais compris je crois. J’expliquais que j’étais née prématurée et que ma jumelle était morte à la naissance. c’était la réalité. Peut etre que ça m’a fragilisée. Quand je vois des personnes ecrire qu’elles sont aspie avec une famille, qu’lles conduisent, nagent, etc …et que pour elles asperger est une façon d’etre, un plus,je pense etre handicapée plus gravement.J’avais l’impression d’etre faite « à moitié » des choses manquaient en moi, à 8/9 ans je le pressentais. Deux ans de mariage « cata » pas pu assumer ma fille ( normale ms elle vit au QUEBEC) J’ai été aidée par ma famille, par une certaine aisance ,par mon travail,aussi. Mais ce syndrome est un handicap invisible pour beaucoup de ceux/celles qui en souffrent. Et autre chose: je n’aurais jamais du travailler dans cette branche et dans ces conditions. Je me suis débattue sans savoir vers qui me tourner. Bon je pourrais en écrire un livre…Plus jamais ça pour des gens dans les années à venir, en France. Je suis autiste, mais la société et l’administration ont un autre genre d’autisme.

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FORTIER Line-Marie

9 mai 2016 - 21 h 34 min

Atteinte, je le sais à présent d’un asperger, j’ai toujours été mal. Je n’ai jamais pu faire du vélo, nager et surtout avoir le permis. J’étais anxieuse, dépressive, c’était très difficile de travailler.Je faisais 10 fois plus d’efforts que les autres pour un résultat tres peu satisfaisant .Allant de psy en psy, avec des médicaments et de la ténacité, j’ai vécu en me sentant malade et à l’écart de la société. En retraite, je suis épuisée et ne profite de rien. ON NE M’A FAIT AUCUN CADEAU. Je ne dis pas merci à la FRANCE

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ifri

6 mai 2016 - 13 h 23 min

Je suis fonctionnaire en reconversion, mais depuis 2013 mon employeur refuse de me faire travailler sous prétexte qu’il doit aménager un poste.
Je suis salariée dans cette commune depuis 1998, avant on ne tenait pas compte de mon handicap sur mon lieu de travail je faisait des remplacements et des heures irrégulières et souvent seule a mon poste de travail ça ne dérangé personne. J’ai suivie une formation d’agent administrative, et malgré ça mon employeur refuse de me faire travailler sous prétexte de mes problèmes de santé alors que j’ai été employé dans ce cadre la. Le Maire ne répond pas à mes courriers ni a mes demandes de rendez-vous je suis désespérer car mon avenir professionnel est incertain. Mon handicap ne se voie pas, je suis épileptique. La dernière fois que je me suis rendue sur mon lieu de travail pour travailler la drh m’a demandé le but de ma présence et quand je lui es dit que je venais travailler elle à éclaté de rire en me disant mais » que va t’on faire de toi tu n’as aucune compétences » je n’ai pas de travail pour toi, mais toi en arrêt maladie ou en congés! après ces humiliation je suis allée voire mon médecin, et je suis toujours sans réponse de mon employeur et surtout je me sens seule et petite devant cette hiérarchie qui ne regarde que leurs intérêts et leurs copinages.

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    Baptiste Juppet

    9 mai 2016 - 12 h 47 min

    Bonjour à tous,

    Merci pour ces témoignages. Malheureusement, il reste du chemin à parcourir pour que l’ensemble de la population acquiert une sensibilité au handicap invisible. Néanmoins, de nombreuses entreprises mettent en place des actions concrètes en ce sens. Retrouvez-les dans nos pages : http://www.talenteo.fr/category/themes/missions-handicap/

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ROGER. C

3 mars 2016 - 0 h 39 min

Bonjour, je suis atteinte de fibromyalgie. Maladie invisible que l’on connait pas bien pour celui qui ne vit pas avec. Cet après-midi, j’arrive sur un parking et me gare sur un emplacement handicapé, normal j’ai la carte.Un monsieur BCBG me regarde méchamment et me dit  » c’est honteux de votre part de vous mettre là ( prend sa dans la g. les dents ) .Je lui montre ma carte et lui dis  » excusez moi mr quand vous avez la grippe, les symptômes disparaîtrent après ? » lui ben oui je ne vois pas le rapport ! Ah vous les jeunes ( reclaques ) mr j’ai une maladie qui a tous les symptômes de la grippe et invalidantes mais sans la fièvre et cela depuis mai 2014 .Avec tous les excuses du mr et de l’aide de sa part pour mes packs d’eau .. Les gens ne nous voient pas en temps normal alors là c’est pire .

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Faget Elisabeth

2 mars 2016 - 12 h 28 min

Bonjour, ce n’est pas du tout évident de trouver un emploi ou d’effectuer une reconversion professionnelle avec un handicap non visible.
De nombreux critères entre en ligne de compte: l’âge, le secteur professionnel, les conditions de travail, les horaires, les trajets, la fatigue physique, le regard des autres, etc.
.A vrai dire une personne en fauteuil roulant aura plus de chance, car elle n’aura pas besoin d’expliquer son handicap, il est présent, bien visible.
Il reste beaucoup à faire pour que les mentalités changent et ayant vécu la situation il m’a fallu mentir et au final je n’ai pas pu continuer car physiquement, je n’y arrivait pas, mon corps me lâchait.

Une grande campagne d’informations auprès des entreprises, des structures de médecine du travail, des MDPH, des médecins conseils de la sécurité sociale, du grand public serait nécessaire pour les sensibiliser aux difficultés des personnes atteintes d’handicap non visible.
A ce jour le grand public est sensibilisé par les enfants et les jeunes adolescents en situation de handicap, mais moins par les jeunes adultes et le reste de la population ( exemple le téléthon ).
Même si nous souhaitons continuer notre vie active nous nous heurtons à de l’incompréhension, à de l’exclusion, à un manque de solidarité.
Tout cela est bien décevant en 2016, nous régressons.
Cordialement.

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