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Reconnaissance, inclusion, héritage… Le samedi 8 octobre dernier se tenait la première Journée Paralympique organisée par le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), le Ministère des Sports et la Ville de Paris. Derrière cette journée festive, placée sous le signe de la découverte des parasports et des parasportifs, se jouaient bien des enjeux ! Talentéo vous en dit plus sur cette journée hors du commun !

La Journée Paralympique : qu’est-ce que c’est ?

Le 8 octobre avait lieu une première mondiale : la journée paralympique. Un événement grand public, gratuit et festif dans un lieu hautement symbolique : place de la Bastille à Paris. Ce samedi ensoleillé marque un tournant­­­­. Du moins, tel est le souhait des organisateurs.

« Ce projet répond à un besoin de mieux faire connaître les parasports et les parasportifs. Effectivement, c’est un concept nouveau qui mélange sport, culture et art. Ce cadre spécifique permet au grand public de découvrir le parasport et le handicap de façon très humaine » explique Marie-Amélie LE FUR, présidente du Comité paralympique et sportif français.

Cela s’est traduit par des démonstrations, des initiations et surtout, des rencontres. Ainsi, tout a chacun pouvait s’initier au basket fauteuil, au para judo, au triathlon, à l’athlétisme grâce à 160 handisportifs. Vous pouviez d’ailleurs rencontrer des athlètes de premier plan comme Arnaud ASSOUMANI, détenteur du record du monde de saut en longueur dans sa catégorie (T46/T47) avec 7,58 m ou encore l’escrimeur Maxime VALET, médaille de bronze aux Jeux Paralympiques de Rio 2016.

Marie-Amélie LE FUR affirme : « L’important, c’est la rencontre. Les Français adhéreront au mouvement paralympique s’ils connaissent les athlètes. Pouvoir ­ les rencontrer, échanger avec eux, casse cette peur de l’autre, du handicap. On vient faire connaissance avec un sportif de haut niveau ».

basket fauteuil

Des sportifs avant d’être des parasportifs

C’est là où réside le deuxième enjeu. Voir des athlètes et non plus des handisportifs.

« Le public est conquis, et même, admiratif. Il s’étonne en revanche que le terrain a les mêmes dimensions que celui du basket pour les valides, il pensait que ce serait plus petit et que les paniers seraient plus bas. Il y a cette idée de se dire que le parasport c’est moins bien, moins impressionnant » explique le basketteur Bouba KONATE.

Yohann PETER, vice-champion du monde et champion d’Europe d’escrime indique : « il n’y a pas de différence, nous sommes des athlètes et nous sommes là pour performer. C’est le message à faire passer. »

Ainsi, la Journée Paralympique était l’occasion de découvrir de vrais sportifs, capables de véritables performances. D’ailleurs, cet après-midi-là, Markus REHM, triple champion paralympique en saut en longueur (T64) a émerveillé les spectateurs avec un saut de 8,04 m !

 

 

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Des modèles à suivre

Autre objectif : montrer aux visiteurs en situation de handicap qu’ils peuvent pratiquer une activité physique.

Perle BOUGE, double fois médaillée aux Jeux Paralympiques en para aviron déclare ainsi : « si cela donne envie à certains d’aller toquer aux portes de la Fédération Française Handisport, de la Fédération Française de Sport Adapté, du Comité paralympique sur les territoires, c’est formidable  ».

Ludivine MUNOS, ancienne nageuse handisport, aujourd’hui Responsable Intégration paralympique Paris 2024, quant à elle, se souvient : « Quand j’ai vu d’autres athlètes de haut niveau qui, au-delà du handicap, avaient une vie totalement épanouie voir même excitante, ça m’a d’ailleurs permis de me rassurer et d’avoir confiance en moi ».

Pour des Jeux plus inclusifs

Cette journée apparaît comme une belle avancée sur le chemin de l’inclusion.

Ainsi, Yohann PETER se veut résolument optimiste : « C’est comme tout mouvement qui grandit, nous ne sommes pas à notre apogée, il faut faire encore des efforts, mais j’ai l’impression que pour 2024 nous aurons de moins en moins d’effort à faire car nous sommes de plus en plus intégrés ».

Un bémol tout de même. Organisateurs et sportifs s’accordent à dire que tout n’est pas gagné. À entendre Arnaud ASSOUMANI : « La tâche est ardue. La première mission va être de changer le regard sur le handicap, sur la différence de manière générale au travers d’un moyen ludique qui est le sport, le partage d’émotions. Il reste beaucoup à faire ».

C’est pourquoi, d’ici 2024, Tony ESTANGUET, Président de Paris 2024 promet : « nous allons continuer à mettre sur le devant de la scène ces athlètes extraordinaires pour faire grandir la passion des parasports dans le cœur des Français. Cette journée renforce ma conviction qu’il y aura un avant et un après 2024. C’est toute une génération qui va être marquée par les Jeux Paralympiques ».

En réalité se dessine aujourd’hui l’après Jeux, comme l’explique Marie-Amélie Le Fur « Nous espérons en effet voir changer la place des personnes handicapées et que soit interrogée la question de l’accessibilité, de l’employabilité, des compétences et des capacités ».

De beaux événements sont à venir pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Ils promettent, par avance, de merveilleuses surprises alors restez connecté pour bientôt découvrir de nombreuses disciplines parasportives et leurs règles directement sur Talentéo !

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