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Après le traitement d’une maladie, le retour dans la vie professionnelle peut faire l’objet d’inquiétudes pour l’employeur comme pour le salarié. C’est pourquoi la réintégration dans l’entreprise est une étape qu’il faut préparer. En effet, les conditions de travail doivent être adaptées à l’état de santé et aux capacités du salarié. À l’occasion d’Octobre Rose, Talentéo vous fait découvrir les trois choses à savoir pour un retour en douceur dans l’entreprise. 

La visite médicale de pré-reprise et de reprise

La visite de pré-reprise est un examen médical effectué par le médecin du travail pendant l’arrêt de travail du salarié. Ainsi, elle vise à l’aider à reprendre son emploi ou un emploi compatible avec sa situation. Cette visite est à l’initiative de l’employé, du médecin traitant ou du médecin conseil.

À l’issue de la visite, le médecin du travail émet des préconisations pour encourager le maintien dans l’emploi, tel que :

  • aménager ou adapter son poste de travail
  • aménager son temps de travail
  • effectuer une reconversion professionnelle
  • suivre une formation pour faciliter sa réorientation professionnelle

Avec l’accord du salarié, le médecin du travail fait part de ses recommandations pour permettre leur mise en œuvre.

L’employeur a l’obligation d’organiser un examen médical de reprise si l’arrêt du collaborateur concerne l’un des motifs suivant :

  • Maladie ou accident d’origine non professionnelle d’au moins 30 jours
  • Accident du travail d’au moins 30 jours
  • Maladie professionnelle

C’est le médecin du travail qui réalise cet examen. À quoi sert-il ? Le professionnel de santé délivre un avis d’aptitude médical qui autorise le salarié à reprendre ses fonctions.

Le mi-temps thérapeutique

A la suite d’une maladie, l’employé rencontre souvent des difficultés à exécuter les mêmes gestes qu’avant. Il est également exposé à une fatigabilité importante. Aux difficultés physiques s’ajoutent les difficultés psychologiques : perte de confiance, isolement. Ainsi, le collaborateur peut bénéficier d’un aménagement.

Le mi-temps thérapeutique, aussi appelé temps partiel thérapeutique, est prescrit par le médecin conseil de la caisse primaire d’assurance maladie ou le médecin traitant. L’objectif ? Permettre au collaborateur de reprendre progressivement son emploi de manière aménagée en terme de rythme, de durée ou de charge de travail. Lors de ce temps partiel, l’employé perçoit une partie de son salaire complétée par les Indemnités Journalières de la Sécurité Sociale. Le contrat de travail n’est plus suspendu, à ce titre, il conserve les mêmes droits que les autres salariés. Une fois ce contrat terminé, le salarié passe une nouvelle visite médicale de reprise avec le médecin du travail. 

Le contrat de rééducation professionnelle en entreprise

Si la santé du salarié ne permet pas un maintien dans son ancien emploi, un contrat de rééducation professionnelle en entreprise peut être proposé. Néanmoins il s’agit d’un contrat de travail à durée déterminée, renouvelable une fois et conclu pour une durée de 3 mois à 1 an selon les besoins du bénéficiaire. Aussi, il s’adresse uniquement aux travailleurs reconnu handicapé par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH). Grâce à une formation pratique en entreprise, ce contrat permet à la personne en situation de handicap de se réaccoutumer à son ancienne profession ou alors d’apprendre un nouveau métier.

Vous êtes en arrêt de travail à la suite d’une maladie et vous vous interrogez quand aux conditions de votre reprise de travail ? Vous êtes un employeur et souhaitez préparer la reprise d’activité professionnelle d’un salarié ?

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