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16OCT 18

Non, la vie ne s'arrête pas au handicap!

Être en situation de handicap se vit de différentes manières selon si c’est de naissance, lié à une maladie, ou encore un accident. Dans tous les cas, la vie professionnelle bascule, mais pas forcément du mauvais côté. Si le maintien dans l’emploi est parfois possible, dans certains cas il est nécessaire de redéfinir la suite de sa carrière. On vous explique pourquoi et comment en 4 étapes!

Non, la vie ne s'arrête pas au handicap!

Etape 1: faire reconnaître son handicap

Quelle que soit la suite envisagée, il faut dès que possible contacter la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) de son département, afin d’obtenir une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé).

La procédure est longue: 3 à 6 mois. Ce statut conditionne le futur du parcours professionnel. En effet, la loi de 2005 imposant aux sociétés de plus de 20 salariés d’employer au moins 6% de personnes disposant d’une RQTH.

Autre avantage, ce document vous permettra de bénéficier d’aménagements de poste et/ou de temps de travail. Une bonne manière pour être maintenu dans son emploi.

Etape 2: construire son nouveau projet professionnel

Le handicap ne permet pas toujours la conservation de son emploi et impose la construction d’un nouveau projet professionnel. Cela ne veut pas forcément dire abandonner tout ce que l’on avait avant. Il est parfois possible de rester dans la même société.

C’est le reclassement interne; 1ère piste à exploiter. Les entreprises sont aidées financièrement par l’Agefiph pour favoriser le maintien dans l’entreprise. Le Sameth (Service d’Appui et de Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés) offre conseils et aides aux salariés et aux employeurs.

Se diriger vers une nouvelle vie professionnelle est une autre option.
Cap Emploi met en place différents dispositifs avec Pôle Emploi et la Mission Locale afin de bien définir ce nouveau projet.

Les 95 CRP de France (Centre de Rééducation Professionnel) proposent des programmes de réorientation avec stages en entreprise pour valider son choix, ainsi que des formations diplômantes avec rémunération.

Etape 3: trouver sa formation

Avoir une RQTH est le sésame pour bénéficier de dispositifs réservés aux personnes inscrites à Pôle Emploi.

Il existe 4 principaux types de formation ouvertes à tous les demandeurs d’emploi:

  • La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience): reconnaissance des compétences professionnelles validée par un certificat.
  • Les formations diplômantes et professionnalisantes: en université ou en école, elles sont généralement suivies lors de reconversion professionnelle.
  • Les formations en alternance: formation théorique et pratique en entreprise, elles sont sans limite d’âge en cas de handicap.
  • Les formations de remise à niveau et de perfectionnement: spécialisées sur des domaines précis (langue, logiciel informatique, de comptabilité …).

La Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) permet d’autres types de formation :

  • La formation pour la reconversion professionnelle proposée par l’ONAC (Office National des Anciens Combattants).
  • Le stage de pré-orientation pour définir son projet de formation ou professionnel.
  • Le stage de rééducation professionnelle.

Etape 4: sélectionner le bon organisme

Toutes les formations conventionnées sont accessibles aux personnes en situation de handicap. Cependant, voici quelques conseils:

  • Sélectionner un organisme reconnu et de préférence ayant des entreprises qui y sont associées, cela facilite les stages.
  • Etudier le déroulé de la formation: il permet de voir si la formation sera compatible avec le mode de vie, le handicap et la planification du projet pro.
  • Connaître les conditions d’accès à la formation choisie: les objectifs et le programme doivent être cohérents avec le projet pro et avec le niveau d’expérience et de diplôme acquis.
  • Le coût: connaître la part à la charge du stagiaire est impératif. D’où l’importance de choisir un organisme agréé afin de bénéficier des aides financières et d’être rémunéré. Le GRETA et l’APFPA sont les plus connus.

Une vie professionnelle après le handicap

Lorsque l’on devient handicapé, le parcours peut sembler très difficile pour reprendre une vie professionnelle. Cependant, ne serait-ce pas l’opportunité de se tourner vers un métier que l’on aurait aimé faire, et pour lequel on n’a jamais osé franchir le pas?

Ne serait-ce pas l’occasion de vivre de sa passion ou de créer sa propre société?

Philippe Croizon en est un bel exemple de combativité: ouvrier métallurgiste, il devient athlète sportif après la perte de ses membres. C’est également le cas de Stephen Hawking qui a su se réinventer au fil de l’évolution de sa maladie.

 

Vous avez connu une situation de handicap et avez des difficultés pour reprendre votre vie professionnelle? Parlez-nous en dans les commentaires et sur les réseaux sociaux!

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Commentaires (1)

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Chollet

16 octobre 2018 - 14 h 18 min

J’ai du arrêter de travailler pour me reposer. Et à 47 ans, je n’ai plus envie d’exercer le même métier d’aide comptable. Presque sourde, avec le RQTH, je n’ai aucune idée de comment poursuivre ma vie professionnelle…

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