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Talentéo continue de briser les préjugés sur le handicap au travail. Focus aujourd’hui sur 3 maladies invalidantes qui peuvent nécessiter une RQTH (Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé). Comme pour les précédents numéros, il s’agit d’une liste non-exhaustive et non-hiérarchisée. N’hésitez pas à apporter votre témoignage sur les réseaux sociaux !

La maladie cœliaque

La maladie cœliaque est une pathologie chronique d’origine immunologique touchant l’intestin grêle. Plus précisément les villosités qui tapissent celui-ci. Celles-ci permettant l’absorption des nutriments, leur destruction risque de provoquer à terme un syndrome de malabsorption. Il peut s’en suivre des carences en vitamines.

Sa prévalence est estimée à 1 % de la population. La plupart des personnes touchées semble peu, voir asymptomatiques. Cette maladie est cependant majoritairement sous-diagnostiquée. Il est estimé que seulement 10 à 20 % des personnes cœliaques ont connaissance de leur maladie.

Pourquoi une RQTH ?

La maladie cœliaque en elle-même ne nécessite pas la prise de médicament. Le seul « traitement » revient à ne pas ingérer de gluten. Pour le moment, seul un régime strict excluant le gluten « à vie » est indiqué.

Ici, la RQTH se révélera être un atout pour aménager le temps de travail pouvant  s’axer sur la possibilité d’aller aux commodités. A sa convenance, quand cela s’avère nécessaire, sans que cela ne défraye la chronique. Cela peut rassurer le collaborateur concerné. Dans le cas d’un repas d’entreprise, il faudra être attentif à votre collaborateur s’il connaît des produits particuliers et ce qu’il souhaiterait. Pendant un repas d’affaires, il est possible que votre collègue ne puisse pas manger dans le restaurant concerné. Peut-être cette personne aura anticipé et déjeuné avant ? Ou bien désir t’elle y aller ?

La maladie de Lyme

La maladie de Lyme ou « borréliose de Lyme » est une maladie infectieuse due à une bactérie appelée Borrelia burgdorferi, transmise par l’intermédiaire d’une piqûre de tique infectée. Cette zone peut toucher plusieurs organes et systèmes, la peau, mais aussi les articulations et le système nerveux. Non traitée, elle évolue sur plusieurs années ou décennies en trois stades de plus en plus graves.

Cette pathologie est déclenchée par une simple piqûre de tique qui, quelques années plus tard, peuvent être à l’origine de nombreux symptômes désagréables et graves (douleurs articulaires, difficultés pulmonaires, paralysie faciale…). Une piqûre de tique n’est pas nécessairement synonyme de transmission de la maladie de Lyme, mais il faut bien observer la zone et être attentif aux symptômes.

Le nombre des victimes de la « Borrélia Burgdorferi » dans l’hexagone est maintenant estimé à 27 000 cas par an.

Pourquoi une RQTH ?

Les symptômes de la maladie de Lyme sont handicapants dans le cadre professionnel et peuvent prétendre à une RQTH. Cependant cette maladie reste généralement sous-estimée ou incomprise. Ce statut peut permettre aux patients atteints de cette maladie de bénéficier notamment d’aménagement des horaires et du poste de travail par du télétravail par exemple afin de soulager sa fatigue et de lui permettre de veiller à son suivi médical.

La spondylarthrite ankylosante

La spondylarthrite ankylosante (S.A.) est une maladie inflammatoire chronique et auto immune. Connue également sous le nom de “colonne bambou”, elle provoque la raideur, la rigidité des articulations. Elle peut toucher la colonne vertébrale, les articulations du bassin, les genoux, ou encore les talons.

A l’origine de la maladie, un dérèglement des défenses immunitaires. Le corps produit des anticorps qui s’attaquent aux tissus sains des articulations. En guise d’auto réparation, ceux-ci s’ossifient entraînant une perte de souplesse et de mobilité des articulations.

D’après le site de l’AFS, Association France Spondylarthrite150 000 personnes seraient atteintes de spondylarthrite en France. Touchant les jeunes adultes, la maladie se déclare souvent entre 20 et 30 ans. Hommes et femmes sont concernés dans les mêmes proportions.

Ces symptômes entraînent de la fatigue, voire de l’épuisement. Les personnes touchées éprouvent de la difficulté à rester debout longtemps. Il leur est également épuisant de marcher de longues distances ou conduire plusieurs heures. Leurs articulations deviennent de plus en plus douloureuses, allant jusqu’à la raideur.

L’une des principales difficultés pour les personnes touchées par la S.A. provient du manque de compréhension de leur entourage. Invisible, la maladie est pourtant source de douleurs et de fatigue. Il est important pour le malade de pouvoir compter sur le soutien de ses proches pendant les périodes de poussées.

Pourquoi une RQTH ?

La S.A. crée de fortes douleurs. Il est possible d’aménager l’environnement et le poste de travail pour soulager les articulations douloureuses. Le meilleur reflex est d’en parler à un ergothérapeute qui peut conseiller et produire les aménagements nécessaires au bien-être du travailleur disposant de la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé.

Dans la mesure du possible, au retour du collaborateur, la reprise du travail à temps partiel est à privilégier. Là encore, l’écoute et la confiance réciproques permettent une intégration adaptée et réussie.

Comme pour tout handicap, le mot d’ordre est la communication ! Si l’un de vos collaborateurs est concerné par une maladie invalidante, n’hésitez pas à vous renseigner davantage et à en parler avec la personne concernée si elle le souhaite. Le plus important est de valoriser les compétences de la personne et ce qu’elle apporte au quotidien à l’entreprise, tout en restant à l’écoute de ses besoins pour que seuls ses talents s’expriment !

Et vous, avez-vous d’autres handicaps à mettre en lumière dans ce cadre ? N’hésitez pas à partager cet article sur les réseaux sociaux pour sensibiliser largement !

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