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Cette rentrée 2020 est marquée par la sortie de nouveaux films et documentaires autour du handicap. Envie de briser les préjugés tout en passant un bon moment ? Laissez-vous guider par notre sélection spéciale !

Pourquoi je vis

 

Décembre 2004, Grégory Lemarchal remporte la Star Academy devant plus de dix millions de personnes. Printemps 1985, Pierre et Laurence Lemarchal découvrent que leur enfant est atteint d’une maladie incurable, la mucoviscidose… Entre les deux, l’histoire d’un gamin pas comme les autres. L’histoire d’une voix, d’une présence, d’un supplément d’âme, d’un combat de chaque instant. Entre les deux, c’est l’histoire de Grégory qui s’écrit à la première personne.

Treize ans après la disparition de Grégory Lemarchal, emporté par la mucoviscidose le 30 avril 2007, TF1 a diffusé le 7 septembre dernier, le téléfilm « Pourquoi je vis » qui retrace le parcours du jeune homme et son combat contre la maladie. Dans une soirée spéciale consacrée à son histoire, la chaîne a rendu hommage à celui qu’on appelait “le petit prince de la chanson” dans un biopic émouvant mettant en lumière le quotidien des personnes concernées par la mucoviscidose.

Apprendre à t’aimer

 

Mardi 8 septembre, M6 proposait une soirée spéciale consacrée à la trisomie 21 avec la diffusion de la fiction « Apprendre à t’aimer » suivie de deux documentaires dédiés au sujet : « Autistes ou trisomiques : différents et heureux ! » et « Trisomiques… et alors ? ».

Primé au Festival de télévision de Luchon, Apprendre à t’aimer raconte la vie de Cécile (Julie de Bona) et Franck (Ary Abittan) qui se retrouvent bousculés par la naissance d’une petite fille porteuse de trisomie 21. Cécile accepte vite la nouvelle et décide de faire face, tant bien que mal… pour sa fille. Pour Franck, entraineur de jeunes espoirs du judo, c’est un choc. Jamais il ne s’était imaginé son enfant ainsi. Il va devoir apprendre à accepter sa nouvelle vie et à devenir père.

« Mon personnage ne sait pas gérer l’arrivée de cet enfant. Cette petite fille va le ramener à l’essentiel de la vie et lui remplir le cœur. » – Ary Abittan.

« Je ne côtoyais pas la différence. Je connaissais les préjugés sur la trisomie, mais ma vision de la vie a changé. Ça remet tout à zéro. » – Julie de Bona.

D’un sujet difficile et peu abordé à la télévision, la réalisatrice Stéphanie Pillonca livre un film lumineux, au ton juste et sans pathos, sur l’acceptation de la différence. Elle s’empare de son sujet avec beaucoup de justesse, de tendresse et d’humour.

« On montre souvent le handicap dans la performance avec des champions paralympiques. J’avais envie de voir juste une famille normale. Dans un souci de véracité et de justesse, j’ai recueilli plus d’une trentaine de témoignages de parents et en particulier de pères face au handicap de leur enfant. » – Stéphanie Pillonca.

J’irai décrocher la lune

 

Quand on a la trentaine, être indépendant semble tout à fait normal. Mais quand on a un chromosome en plus, ce n’est pas une évidence ! Stéphanie, Robin, Elise, Gilles-Emmanuel, Eléonore et Mario rêvent d’une vie ordinaire. Avec humour et sensibilité, ils nous racontent leur volonté et leur capacité à s’insérer dans la société et le marché du travail. Le réalisateur Laurent Boileau livre des témoignages sincères, sans filtre et sans complaisance qui interrogent notre rapport à la différence et nous amènent à porter un nouveau regard sur la trisomie 21.

« Le thème de la différence parcourt ma filmographie car j’aime me confronter à la dissemblance. J’irai décrocher la lune est une histoire de regard(s) porté(s) sur les personnes ayant une déficience intellectuelle, en l’occurrence la trisomie 21. Un regard qui démontre les bienfaits de l’intégration en milieu ordinaire. Un regard qui ne masque pas la déficience, les galères et les échecs vécus. Un regard qui reconnaît la singularité des personnes, leur potentiel d’autonomie responsable, d’accomplissement et d’épanouissement. Un regard qui considère avant toute chose l’être, et ensuite seulement sa déficience. » – Laurent Boileau.

Rising Phoenix – Comme des phénix

 

Mercredi 26 août, à un an des Jeux Paralympiques de Tokyo et quatre ans des Jeux Paralympiques de Paris, Netflix a lancé, dans 190 pays, un documentaire inédit dédié au mouvement paralympique : « Rising Phoenix ». Neuf athlètes internationaux, dont le français Jean-Baptiste Alaize, ont été choisis pour incarner l’Histoire, les valeurs et la vision du mouvement paralympique.

« Faire partie de ce documentaire d’exception est un honneur. Rising Phoenix raconte avec une justesse et une esthétique incroyable l’Histoire du mouvement paralympique. Le handicap et la diversité sont ici racontés de la plus belle des manières. Il marquera les esprits à n’en pas douter. »  Jean-Baptiste ALAIZE, athlète paralympique (para athlétisme).

Ce documentaire a été réalisé avec l’ambition de montrer que le handicap n’est pas une fin et qu’il peut ouvrir des perspectives insoupçonnées. Des décombres de la Seconde Guerre mondiale au troisième plus grand événement sportif de la planète, le long chemin du mouvement paralympique international continue de changer la façon dont le monde considère le handicap. Le Prince Harry, Duc de Sussex, fait lui aussi partie du casting. En effet, inspirateur des Invictus Games, il a tenu à prendre part au film afin de partager sa vision du sport et du handicap.

 

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