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Nous ne présentons plus le CEA ! En plus d’être une pointure dans la recherche pour l’innovation, l’entreprise est un exemple dans l’inclusion du handicap. Pour en savoir plus, nous avons rencontré Vincent Simonot, collaborateur au centre de Valduc !

Pouvez-vous présenter votre parcours et vos fonctions au sein du CEA ?

J’ai débuté au CEA par une alternance, alors que j’étais étudiant en bac professionnel de comptabilité. À la suite de mes deux premières années dans l’entreprise, j’ai décroché mon diplôme. Malheureusement, le centre de recherche n’avait aucun poste disponible à l’instant T. Je me suis alors orienté vers des missions d’intérim qui m’ont permis d’enrichir mes connaissances en informatique. En 2003, j’ai pu rejoindre le CEA en tant que chargé de gestion de RH. Un métier que j’ai exercé durant 12 ans. Aujourd’hui, je travaille sur un poste en logistique. Mon rôle est de gérer les réservations de transports pour les missionnaires en France et à l’étranger.

Concrètement, je centralise les demandes de voyages qui sont faîtes par les collaborateurs du centre de Valduc et je les coordonne en lien avec notre agence de voyage. Cela peut être du train, de l’avion, de la voiture de location, ou encore du taxi. Cela représente 4 300 déplacements annuels.

Avez-vous eu une formation complémentaire pour arriver à ce poste ?

Je n’ai pas eu de formation complémentaire. C’est en exerçant sur les différents postes précédents que j’ai acquis l’expérience pour arriver sur mon métier actuel.

Le handicap a-t-il déjà été un frein dans votre parcours ?

Je suis dyspraxique. Il s’agit d’un handicap de naissance qui génère principalement des lenteurs et des problèmes de coordination motrice. Si j’ai réussi à décrocher un bac, c’est au prix de nombreuses difficultés. En effet, le système scolaire n’est pas adapté. Ce fut donc un véritable parcours du combattant pour pouvoir valider un diplôme et avancer.

La dyspraxie est un handicap invisible et il est très facile de faire des raccourcis. De nombreuses fois, la confusion est faite entre trouble dys et retard intellectuel. On m’a très souvent proposé des métiers manuels alors que ma situation nécessite justement l’inverse. Eh oui ! Pas facile d’être précis avec des difficultés de coordination.

Depuis que je suis arrivé au CEA, tout se passe bien. J’ai réussi à trouver ma place, même si cela n’a pas été toujours un fleuve tranquille. Il a fallu faire accepter mes difficultés à mes collègues et cela est passé par beaucoup de communication.

Comment se déroule votre quotidien professionnel ? Des aménagements ont-ils été mis en place ?

De mon côté, je mets en place certains contournements. Les outils informatiques aident d’ailleurs beaucoup. J’utilise énormément les copier-coller au lieu de retaper les textes longs et fastidieux. C’est quelque chose de simple, mais qui me fait gagner beaucoup de temps. Grâce à quelques autres petites astuces, j’arrive tout de même à avoir la même vitesse d’exécution que les autres. Si je n’ai pas d’aménagement spécifique sur mon poste de travail, mon entourage professionnel est au courant de ma situation. Tout le monde essaie de me faciliter le travail afin d’éviter de me mettre en difficulté et, si j’en ai besoin, je peux toujours compter sur mon binôme pour m’aider !

Quel a été le rôle de la Mission Handicap dans votre intégration ?

Lors de mon arrivée, il n’y avait pas d’accord handicap, mais déjà une personne dédiée à aider les collaborateurs. C’est cette personne qui a œuvré pour que je perçoive l’aide proposée par l’Agefiph. Lorsque j’ai dû changer de poste, elle a été d’un grand soutien. En effet, cette reconversion est intervenue à la suite d’un burn-out. Mon poste en RH avait évolué et je n’arrivais plus à faire face dans une nouvelle organisation. La Mission Handicap a donc œuvré, en lien avec l’assistante sociale et la médecine du travail, pour me trouver un nouveau poste avec de nouvelles fonctions.

Aujourd’hui, la majeur partie de mes interactions avec la Mission Handicap porte sur le renouvellement de ma RQTH (ndlr : Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé). Le dossier n’est pas très évident à compléter et c’est une sacré bataille pour obtenir une reconnaissance, mais aussi pour la faire perdurer. En étant accompagné, je mets toutes les chances de mon côté.

Quel message souhaitez-vous passer à nos lecteurs en situation de handicap hésitant à rejoindre le CEA ?

Qu’il ne faut pas hésiter à être attentif aux offres d’emploi proposées par le CEA et à prendre contact. Certes, le centre de Valduc est assez éloigné de la ville, cependant, l’intégration est bonne avec une réelle attention de l’entreprise pour les profils en situation de handicap !

Ce témoignage vous a donné l’envie de rejoindre le CEA ? N’attendez-plus pour postuler à l’une des nombreuses opportunités proposées par l’entreprise !

REJOINDRE L’ENTREPRISE !

Vous souhaitez également avoir plus d’informations sur la mission handicap du CEA ? Envoyez un mail à :

missionhandicapcea@cea.fr

 

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