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Nous vous proposons de (re)découvrir notre jeu de rôle. La thématique ? La recherche d’emploi lorsque l’on est en situation de handicap. Suivez attentivement les consignes et lancez-vous !

Nota Bene : l’article ci-après a été écrit dans une optique à la fois humoristique et didactique. Nous sommes tout à fait conscients que les personnes en situation de handicap, quel que soit la qualité de leur profil et candidatures, connaissent un accès à l’emploi parfois complexe. Toute ressemblance avec des personnes réelles serait purement fortuite.

Case départ : L’état d’esprit

C’est le grand jour. Votre demande de RQTH a été récemment acceptée et vous décidez de reprendre votre recherche d’emploi là où vous l’aviez laissée. 3 choix s’offrent à vous :

Option 1 : Vous savez que vous êtes autant capable qu’un valide et que vous pouvez apporter une véritable valeur ajoutée à l’entreprise qui choisira de vous recruter. Rendez-vous directement en case 2

Option 2 : « À quoi bon faire un effort pour rejoindre une entreprise qui de toute façon préférera toujours un valide à votre profil, quel que soit son niveau d’incompétence ? ». Ce n’est pas avec cet état d’esprit que votre recherche d’emploi sera couronnée de succès. Retournez à la case départ et reprenez confiance en vous.

Option 3 : Vous n’êtes pas encore levé. Retournez à la case départ pour prendre un petit déjeuner et prenez le temps d’avoir les idées claires avant de vous lancer.

Case 2 : La rédaction de la candidature

Vous commencez donc la rédaction de votre candidature. 3 possibilités s’offrent à vous :

Option 1 : Vous ne faites pas mention de votre RQTH mais néanmoins travaillez avec soin sur votre CV et votre lettre de motivation. Vous l’axez sur vos compétences, vos attentes vis à vis de l’entreprise et ce que pouvez y apporter. Lancez une pièce : Si c’est pile, rendez-vous en case 3 option 1, sinon allez en case 3 option 2

Option 2 : Vous mentionnez sobrement sur votre CV et lettre de motivation que vous êtes titulaire de la RQTH. Vous vous appliquez à faire sortir votre candidature du lot en vous focalisant sur les profils recherchés et les besoins de l’entreprise. Avancez jusqu’à la case 3.

Option 3 : Après relecture de votre lettre de motivation, vous dénombrez pas moins de 26 occurrences de l’acronyme « RQTH » et 12 du terme « handicap ». Dans le cas où le recruteur n’ait toujours pas compris que vous êtes en situation de handicap, vous rajoutez en filigrane rouge sur votre CV : RQTH, le tout souligné 3 fois et en italique. Vous retournez à la case départ, mais vous gagnez le droit de relire notre article « Comment mentionner sa RQTH ? »

Case 3 : L’entretien de recrutement

Félicitations, vous avez passé la première étape du processus de recrutement. La route est encore longue mais vous ne désespérez pas. Que faire ensuite ? A vous de choisir !

Option 1 : Durant l’entretien, le recruteur découvre que vous avez un handicap et que celui-ci peut nécessiter des aménagements de poste. Peut-il faire confiance à un futur collaborateur potentiel qui lui dissimule des informations ? Lancez une pièce, face : Rendez-vous case 4, pile, retournez à la case départ.

Option 2 : Le recruteur ne mentionne pas le fait que vous avez dissimulé votre RQTH. L’entretien se déroule correctement, vous êtes capable de mettre en perspective les missions proposées avec votre projet professionnel dans son ensemble. Vous mettez en avant votre curiosité vis à vis de l’entreprise et votre désir de l’intégrer. A la fin de l’entretien, vous remerciez le recruteur et pensez à le recontacter par mail deux jours plus tard pour revenir sur votre échange. Dirigez-vous case 4.

Option 3 : Vous commencez l’entretien en rappelant au recruteur que vous ne sauriez être discriminé à cause de votre handicap. Pour appuyer vos propos, vous insistez sur les conséquences juridiques et économiques d’une telle pratique. Vous axez ensuite l’entretien sur le côté difficile et tragique de votre existence. Rien de tel que le pathos pour réussir un entretien de recrutement. Votre interlocuteur, sans cœur, vous renvoie à la case départ.

Option 4 : La question de votre handicap est rapidement abordée par le recruteur. La discussion tourne autour de vos compétences et de vos motivations. En fin d’échange, on vous interroge sur les aménagements de travail dont vous avez besoin. Vous répondez honnêtement et avec simplicité et prenez poliment congé. Rendez-vous en case 4.

Case 4 : L’arrivée en poste.

Vous avez été choisi pour intégrer l’entreprise ! Les aménagements de votre poste de travail ont été mis en place conformément à vos besoins. Il vous reste cependant un dernier choix.

Option 1 : Vous passez votre journée à demander à vos collègues de vous aider et utilisez votre handicap comme un prétexte pour leur exiger constamment des services. Vous considérez que, de part votre situation, ils ont le devoir d’être là pour vous seconder. Vous repasserez sous peu par la case départ.

Option 2 : Vous vous intégrez à l’équipe et communiquez simplement autour de votre handicap lorsque la situation l’exige. Vous ne faites aucune différence entre collègue valide et en situation de handicap. Félicitations, votre recherche d’emploi fut un succès !

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