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Nous parlons beaucoup d’innovations améliorant le quotidien des personnes en situation de handicap, mais que faut-il en penser ? Comment distinguer la réalité de la fiction ? Quels impacts auront ces technologies sur nos cultures ? Nous avons posé ces questions, et bien d’autres, à Stéphane Pezeril, Directeur de l’Innovation au sein d’AUSY !

Pourquoi la course à l’innovation au service des personnes en situation de handicap prend-elle de plus en plus d’ampleur ?

Aujourd’hui, la course à la compensation par la technologie n’est plus un fait isolé. De plus en plus d’entreprises et de start-up réfléchissent pour innover dans ce domaine, voire se dédient entièrement au sujet. Il faut dire que le contexte technologique y est propice, tout comme l’intérêt du public. En effet, Hollywood nous apporte l’augmentation humaine comme partie intégrante de héros devant lesquels nous devenons des enfants. Œil bionique, bras mécaniques… de nombreux projets sont désormais passé de la fiction à la réalité.

Ainsi, je pense que, paradoxalement, le handicap devient un vrai entonnoir sur ce sujet. Nous allons chercher à résoudre des problèmes et derrière c’est tout un champ des possibles qui s’ouvre. Prenons l’exemple de l’exosquelette dont les premiers prototypes ont fleuri ces quelques dernières années. Dans la théorie, cette innovation a été imaginée d’abord pour permettre à des personnes paraplégiques de retrouver, si elles le souhaitent, l’usage de leurs jambes. Cependant, de nombreux autres usages peuvent être imaginés, avec en tête : le port de charges lourdes. Eh oui ! Grâce à cette machine, nous pourrons permettre de décupler la force de la personne l’utilisant, tout en la préservant des problèmes articulaires ou de dos pouvant résulter de son activité.

Globalement, l’être humain a depuis longtemps rêvé d’être augmenté. Nous arrivons simplement dans une situation où, dans quelques années, être en situation de handicap sera une sorte « d’avantage » pour bénéficier d’une augmentation. Malgré tout, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. 

Selon vous, pourquoi faut-il construire des technologies adaptées ?

Au-delà de l’impact humain et social, il y a un véritable enjeux économique avec un marché à saisir sur cette thématique ! D’une part, parce que les personnes qui en ont besoin sont nombreuses, et d’autres part, parce que la demande ira au-delà du handicap par un effet ricochet. 

Les coûts de ces technologies sont-ils accessibles ?

Les technologies qui se développent sont obligatoirement chères, car elles ne sont pas déployées. En comparaisons, dans les années 50, les téléviseurs étaient des produits de luxe, aujourd’hui, ils sont devenus des objets du quotidien. Le schéma est le même pour internet, le téléphone ou encore la voiture. Nous sommes à l’aube de l’augmentation humaine. Forcément, de nombreux plâtres sont à essuyer avant d’arriver à des commercialisations massives. Cependant, je suis convaincu que, d’ici quelques années, ces innovations entreront dans notre vie de tous les jours. 

Quelle place ont les personnes en situation de handicap dans cette course à l’innovation ?

Elles doivent être partie intégrante de ces projets. D’abord parce que handicap ou non, le plus important sont les compétences engagées. Ensuite, car certaines différences octroient des « avantages ». Pour exemple, sur les champs de recherches dédiés à l’IA (Intelligence Artificielle), les autistes asperger sont très prisés. Le constat est sans appel : ils sont globalement meilleurs codeurs qu’une personne non-concernée. Ils parviennent à entrer dans ce monde complexe et le comprennent facilement.

De quelle manière soutenez-vous des projets d’innovation au sein d’AUSY ?

Aujourd’hui AUSY soutient les start-up qui s’engagent sur la route de l’innovation pour les personnes en situation de handicap. Nous les aidons à industrialiser leurs solutions. En effet, lorsqu’on est une petite entreprise, on est souvent trop fragile pour produire à grande échelle en lien avec les demandes des grands groupes. Nous faisons donc le lien en portant ces innovations auprès de nos clients. Notre ambition n’est pas ici de racheter, mais d’accompagner dans le développement tout en proposant des solutions concrètes à nos partenaires.

En parallèle, nous développons, au sein de notre pôle R&D, deux projets d’innovation au service des personnes en situation de handicap.

Quel message souhaitez-vous passer aux entreprises qui hésitent encore à inclure l’innovation dans leur plan stratégique ?

Ne pas le faire est une erreur fondamentale ! Ne pas le faire, c’est laisser de côté un pan de la population très important. Nous devons tous nous sentir concernés par le handicap, car nous pouvons tous y être confrontés que ce soit nous-même ou notre entourage. C’est un sujet qu’il est important d’aborder avec beaucoup d’humilité pour nous ancrer dans des besoins concrets. La technologie de demain doit être utile à tous !

Pour terminer, je citerai un exemple : Stephen Hawking. En effet, sa sclérose latérale amyotrophique (SLA) l’a petit à petit paralysé et, de fait, empêché de communiquer. Cependant, un système d’écriture par analyse des mouvements a été construit sur mesure. Grâce à cela, nous avons pu bénéficier du savoir incontestable d’un génie ! Actuellement, trop de personnes voient leurs compétences et leurs talents entravés par leur handicap. Grâce à l’innovation, il est possible de les aider et tout le monde en sortira gagnant !

Et vous, que pensez-vous de ces évolutions technologiques ? N’hésitez-pas à partager vos commentaires sur nos plateformes sociales. 

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